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Les @mers du CESM


Les @mers du CESM - 19 avril 1944 :

Le cuirassé Richelieu participe au bombardement de Sabang, base japonaise en Indonésie. Le navire français, ayant rejoint l’Eastern Fleet commandée par l’amiral britannique Somerville, prendra part à trois autres opérations visant des bases navales ennemies. Après 52 mois passés en mer, le bâtiment rentre à Toulon le 1er octobre 1944. À nouveau déployé en Asie du Sud-Est l’année suivante, le bâtiment assistera à la capitulation du Japon dans la rade de Singapour le 23 septembre 1945.





dimanche 22 janvier 2012

Les nouveaux Océans



© NASA/Cornell University/NSF.
 Est-il nécessaire de renverser notre perception de la "stratégie navale" ? Depuis l'utilisation du milieu aérien par les marines, au tout début du XXe siècle, l'habitude a été prise de lever la longue vue de l'écume des flots jusque vers le ciel, à la recherche d'un ballon ou d'un hydravion. Les évolutions sont passées, et cela fait plusieurs décennies qu'il est de moins en moins nécessaire de regarder le ciel pour apercevoir les aéronefs au service des Marines. Non pas que les marins du ciel ne soient plus (tous) visibles, mais que ceux qui se trouvent le plus haut, les satellites, ne sont pas visibles.

De sorte que, il est habituel d'élargir l'horizon des flots vers l'espace... ou des flots vers les fonds sous-marins. Si le référentiel terreste semble "évident", il ne le sera peut être plus d'ici quelques siècles, ou quelques décennies. La vue depuis les satellites doit être dépassée pour aller voir plus loin, vers les futurs enjeux : les nouveaux océans.

Notre système solaire ne se réduit pas à la Terre, mais les affrontements navals se limitent, encore à l'heure actuelle, et pour "longtemps", à notre planète. Pourtant, de nouveaux acteurs existent d'ores et déjà, ou vont entrer en scène, dans la "conquête spatiale". Il serait plus juste d'évoquer l'exploration spatiale. La multiplication des vaisseaux spatiaux entraînent forcément de la concurrence : il y a du prestige à gagner de nouvelles "grandes découvertes". Il y a, ou non, la vie sur Mars, ainsi que des découvertes qui commencent déjà à se banaliser : des "océans" sur de nouvelles planètes.

Si l'exploration et les expéditions scientifiques sur notre globe ont donné lieu à de vives concurrences entre les Etats, pourquoi les nouvelles, dans l'espace, s'afrranchiraient des travers humains ? Il y a déjà des soupçons de déni d'accès à l'espace.

Qui plus est, il y a l'époque où les Etats envoient des sondes à travers le système solaire. Il y aura celle où des acteurs privées se lanceront également : il y a des minerais dans l'espace... et qui n'appartiennent, a priori, à personne (res nullius)... Une autre phase est celle de l'envoie de robots, de drones, à la surface des planètes voisines pour poursuivre plus en avant. Une sonde russe devant aller sur Mars n'a pas pu dépasser l'orbite terrestre : il y a des bruits sur une intervention américaine. Rien n'est prouvé, mais il y a des soupçons, et des tensions : un pays peut-il se réserver l'exploration martienne ? En a-t-il les moyens ?

C'est le temps des robots, demain, ce sera peut être le temps des drones de surface ou sous-marin d'exploration des milieux liquides extraterrestre. Il y a bien des lieux à visiter :
  • Encélade, un des satellites de Saturne, abrite des océans sous une épaisse couche de glace, et il y a des présomptions de trace de vie : ce serait une première historique que de le découvrir...
  • Titan, un des autres satellites de Saturne, possède une mer.
  • Pluton abriterait également des océans. 
  • Mars compterait un océan polaire. 
La liste n'est peut être pas exhaustive, à l'heure actuelle. Quoi qu'il en soit, il y a d'autres éléments liquides. Ils seront très certainement explorés : mais par qui ? Les Etats-Unis, l'Europe ?... ou la Chine, l'Inde et le Brésil ? Le Mexique ?

Là où il y a concurrence, il peut y avoir confrontation. L'Espace partage très certainement un trait de la stratégie navale : entre le théâtre de l'affrontement et les bases de départ des bélligérants, ceux-ci peuvent emprunter les mêmes routes, voies de communication. Donc, de la Terre jusqu'à l'une des planètes du système solaire, il peut y avoir des embûches en chemin.

Nous avons l'habitude de penser la stratégie navale des flots vers l'Espace, et les objets du milieu spatial servent à regarder vers les flôts. Mais dans un avenir plus ou moins proche, les adversaires auront l'occasion de penser la stratégie pour introduire un "vaisseau" de l'Espace vers un océan visé. Il y a un renversement de perspectives puisqu'il faudra lutter (contre le défi technique lui-même, en tout premier lieu) non plus de la mer vers l'Espace, mais de l'Espace vers la mer.

De nouveaux océans, de nouvelles mers, ce sont également de nouveux espaces géographiques : il faudra carthographier et sonder.

La lutte est déjà présente pour atteindre un milieu aussi peu hospitalier que l'Espace. L'entrée de nouveaux acteurs amènera, fatalement, la lutte à leur endroit. L'exploration de nouveaux milieu liquides amènera la stratégie navale à évoluer.

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