Les @mers du CESM


Les @mers du CESM - 19 avril 1944 :

Le cuirassé Richelieu participe au bombardement de Sabang, base japonaise en Indonésie. Le navire français, ayant rejoint l’Eastern Fleet commandée par l’amiral britannique Somerville, prendra part à trois autres opérations visant des bases navales ennemies. Après 52 mois passés en mer, le bâtiment rentre à Toulon le 1er octobre 1944. À nouveau déployé en Asie du Sud-Est l’année suivante, le bâtiment assistera à la capitulation du Japon dans la rade de Singapour le 23 septembre 1945.





samedi 16 mars 2013

Territorialiser la motorisation des futurs navires de l'AEM ?

Le Remorqueur de Haute Mer (RHM) Malabar aux Antilles (2e trimestre 2003 - photographie CC Benoît POTIN). Bateau qui doit être remplacé par une unité du programme BASH.


La Marine doit changer intégralement tout ses patrouilleurs depuis quelques années (programmes BATSIMAR, B2M, BIS et BSAH). Ceux-ci sont d'ores et déjà en cours de désarmement, et on compte avec peine ceux qui sont encore en service.


Depuis plusieurs années, c'est l'occasion aussi de réfléchir à ce que seront les futurs patrouilleurs. L'ancien CEMM, l'amiral Forissier, avait notamment pointé du doigt la nécessité de ne pas commettre les mêmes erreurs que dans le passé. Les futurs vecteurs de l'Action de l'Etat en Mer ne devraient pas être des patrouilleurs génériques. Et ce, en raison du fait que pour optimiser le futur potentiel, il faudrait que ces patrouilleurs aient des motorisations similaires à celles qui sont dominantes dans les zones où ils sont basés.

Il est vrai que la proposition est particulièrement ingénieuse car cela supposerait que ces futurs bateaux aient donc une motirisation en adéquation avec celle ou celles des industriels dominants dans leurs régions d'affectation (Polynésie, Guyane, etc...).

Cela irait dans le sens que les bateaux seraient construit et que leurs MCO seraient confiés à des industriels locaux, ce qui permettrait de gagner :
  • les allers et retours entre la métropole, bien souvent, et le lieu d'affectation du patrouilleur pour les arrêts techniques et les IPER ;
  • mais aussi d'avoir des contrats de MCO moins coûteux et plus efficace puisque ces contrats bénéficieraient de chaînes de maintenance locales.
D'autres ont même poussé le raisonnement plus loin : l'intégration à la géographie locale pourrait être encore plus poussée si jamais on concevait de A à Z la classe de patrouilleurs au niveau local. Ce serait aller faire construire des patrouilleurs au Chili ou au Vietnam à partir de plans français ou locaux. Ce serait une manière de monnayer de l'influence pour des échanges de bons procédés.

Dans l'idée, il y a du bon à prendre puisqu'il ne devrait pas être question d'utiliser des navires de guerre pour des missions relevant de l'Action de l'Etat en Mer. Même si le degré de participation de la Marine à ces missions fait débat (est-ce son rôle ? Ces missions ne la détournent-elles pas de son rôle de marine de guerre ?), il serait peut être temps de ne plus envisager des navires de guerre pour ces missions. Il faut très certainement des navires construit aux normes civiles, même si quelques points peuvent faire l'objet de durcissement, comme l'armement et la protection de points précieux. Même si c'est la Marine nationale qui mène ces missions, pourquoi faudrait-il une frégate ou une corvette de premier rang ?

Si l'idée de l'amiral est séduisante, l'on peut s'interroger sur le bien fondé de ce qui en découle : en quoi une territorialisation de la motorisation interdirait de construire une ou des séries de patrouilleurs génériques ? Mettons de côté l'idée de construire localement les patrouilleurs par politiques diplomatique et industrielle. Ce n'est pas un changement de motorisation qui va devoir nécessiter une architecture du bateau totalement différente ?

Cependant, il est certain que les patrouilleurs dont a besoin pour patrouiller les fleuves de Guyane (à fond plat) ou pour patrouiller des Kerguelen à Terre Adélie (capacité glaces).

Au final, c'est une réflexion intéressante et il s'agirait donc de compter les jours de mer des anciens patrouilleurs sur toute la durée de leur service et de voir en quoi un choix judicieux de motorisation permettrait de gagner du potentiel.

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