Les @mers du CESM


Les @mers du CESM - 19 avril 1944 :

Le cuirassé Richelieu participe au bombardement de Sabang, base japonaise en Indonésie. Le navire français, ayant rejoint l’Eastern Fleet commandée par l’amiral britannique Somerville, prendra part à trois autres opérations visant des bases navales ennemies. Après 52 mois passés en mer, le bâtiment rentre à Toulon le 1er octobre 1944. À nouveau déployé en Asie du Sud-Est l’année suivante, le bâtiment assistera à la capitulation du Japon dans la rade de Singapour le 23 septembre 1945.





jeudi 4 juin 2015

Frégate de Taille Intermédiaire Batch 2

© DCNS. La proposition des Arsenaux pour le Maritime Security Cutter Medium (MSCM) pour l'USCG.

Dans la cadre de la présentation du projet de loi sur l'actualisation de la loi de programmation militaire (2014-2019), le Chef d'État-Major de la Marine (CEMM) était auditionné devant la commission de la défense nationale et des forces armées à l'Assemblée nationale. Grâce à l'un des billets consacrés au sujet par Lignes de Défense, nous pouvons vous proposer de lire la propose de l'amiral devant les députés.

Plusieurs députés questionnent l'amiral Bernard Rogel à propos de la Frégate de Taille Intermédiaire (FTI) dont cinq exemplaires devraient venir compléter les huit Aquitaine ainsi que les deux Forbin.

Premièrement, le CEMM procède à une qualification qui ne semble pas avoir été remarqué. Il explique aux députés à propos des FTI que : "Ce ne seront pas des remplaçantes des frégates légères [frégates furtives légères de classe La Fayette], sinon ce ne serait pas des frégates de premier rang."

Deuxièmement, en appui à l'assertion précédente, il précise pourquoi : "les frégates légères n’ont actuellement pas de sonar, et seulement une aptitude limitée de défense courte portée contre la menace aérienne. Il n’est donc pas possible de les appeler des frégates de premier rang, malgré leurs qualités et malgré le travail formidable de leurs équipages."

Troisièmement, le livre blanc sur la défense et la sécurité nationale de 2008 ramenait le format de la flotte de surface à 18 frégates de premier rang dont les La Fayette (anciennement du second rang). Le livre blanc de 2013 réduisait encore une fois le format de 18 à 15 frégates. 

Le CEMM serait parvenu à obtenir la sortie des La Fayette du premier rang pour le second. C'est en raison de leur incapacité à souscrire aux exigences opérationnelles demandées aux frégates "lourdes" selon les missions définies par le livre blanc. Les frégates légères, bien que (toutes ?) dotées d'un sonar remorqué (le CEMM évoque un VDS), seront toujours déficientes en matière de défense aérienne. Ce qui n'est plus acceptable face aux côtes de Syrie, de Libye et du Yemen.

Quatrièmement, levant définitivement les quelques confusions comme le dit le CEMM, il précise que "Les FTI ne pourvoient donc pas au remplacement des frégates de type La Fayette (FLF). Il s’agit plutôt de développer un nouveau type de bâtiment pour arriver au chiffre total de quinze frégates de premier rang tel qu’il est prévu par le Livre Blanc.

C'est une surprise dans la mesure où la non-officialisation du basculement inverse des frégates légères laissait présager leur remplacement par les FTI. Immédiatement se pose alors la question du remplacement de ces frégates car la LPM en cours d'actualisation ne comprend aucun autre programme de frégates, à part la FTI. 

La frégate de taille intermédiaire pourrait être constituée en type avec une sous-classe de frégates lourdes (les cinq frégates de premier rang) et une autre de frégates légères. Cette dernière (réduite à des capacités d'auto-défense) serait vouée à la gestion de crise de basse intensité, aux opérations spéciales et à la patrouilleur hauturière. Leur conception intégrerait la possibilité de les doter de capacités adaptées à la lutte aéronavale et anti-sous-marine dans l'hypothèse où il faudrait procéder, en raisons de tensions stratégiques par exemple, au renforcement des frégates de premier rang (esprit du caractère évolutif des FLF).

Une "FTI Batch 2" offrirait l'avantage de rentabiliser les études consacrées à une neuvième classe de frégates de premier rang. La succession des Floréal (2020-2023) et des La Fayette (2026-2031) ajouterait 11 unités au programme FTI. Ce qui nous ramène à l'hypothèse d'une série de 16 frégates... 

4 commentaires:

  1. La série des 18 puis 11 FREMM a été finalement réduite à 8. Je doute que le développement d'une série de 16 frégates suffise à "alimenter" le bureau d'étude de DCNS. Le remplacement des FLF par des FTI "Light" parait plausible. Pour les FS, j'imagine plutôt une série de remplacement FS/A69 (il ne faut pas les oublier, les pauvres...).

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  2. Selon Mer & Marine, la FTI devrait alimenter de de manière critique les bureaux d'études de DCNS : "A lui-seul, le prototype [de la FTI] représentera 3 millions d’heures de travail, dont la moitié pour les études. A titre de comparaison, l’Aquitaine a nécessité de l’ordre de 4 millions d’heures de travail, études comprises."

    Ajoutons à la FTI le programmes FLOTLOG et une énième étude sur le PA2 à la même période.

    http://www.meretmarine.com/fr/content/la-marine-nationale-se-contentera-de-8-fremm-mais-aura-5-fti

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  3. Les FTI devront pouvoir remplir les missions non exécutées aujourd’hui par nos belles frégates de conception déjà ancienne ( 30 ans!) quant à la menace susceptible d'être traitée (Type Syrie) . Il s'agit maintenant de permettre à nos bâtiments de premier rang d'accéder au théâtre des opérations. Sinon une FLF est suffisante. Ainsi elles serviraient de modèle pour une refonte des FDA et FREMM qui auront de 10 à 15 ans d'ancienneté pour les premiers modèles ( les dernieres de séries auront les mêmes capacités et difficultés)

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  4. Selon les propos de nos ministres, notre marine ne serait plus dimensionnée pour les stricts besoins opérationnels mais pour promouvoir nos exportations de navires gris... Quelle époque!

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