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Les @mers du CESM


Les @mers du CESM - 19 avril 1944 :

Le cuirassé Richelieu participe au bombardement de Sabang, base japonaise en Indonésie. Le navire français, ayant rejoint l’Eastern Fleet commandée par l’amiral britannique Somerville, prendra part à trois autres opérations visant des bases navales ennemies. Après 52 mois passés en mer, le bâtiment rentre à Toulon le 1er octobre 1944. À nouveau déployé en Asie du Sud-Est l’année suivante, le bâtiment assistera à la capitulation du Japon dans la rade de Singapour le 23 septembre 1945.





dimanche 15 novembre 2015

Retrouver le Trésor ?

© HERGE. Le trésor de Rackam le Rouge.
"Nous sommes en guerre. Nous prenons donc des mesures exceptionnelles. Et cette guerre, nous la gagnerons." Le Premier ministre s'exprimait en ces termes sur le plateau du journal télévisé de 20h de TF1 (14 novembre 2015).

Le nerf de la Guerre demeure l'argent. Certains arguent qu'il faut desserrer l'étau budgétaire découlant des traités européens. Et pourquoi pas, puisque nous sommes en guerre, prendre notre courage à deux mains ? C'est-à-dire s'attaquer aux incohérences de notre budget qui grève nos marges de manœuvre financière et pèse sur notre souveraineté financière (un thème fort du livre blanc de 2013). Cela ne dépend que de nous.
Nous pourrions laisser filer notre dette après accord des autres membres de la zone Euro. Ils pourraient accepter. Ou bien, nous affirmer avec la main sur l'épaule que, après tout, ce n'est qu'un attentat et qu'il n'empêche en rien la France de rééquilibrer ses priorités, ni de tenir ses engagements européens. Une autre crise stratégique, celle des réfugiés, le flan Sud de l'Europe, ne voit pas, par exemple, la Grèce bénéficier de la moindre clémence financière.

C'est pourquoi nous préférons regarder du côté des décisions à prendre dans l'urgence pour immédiatement libérer de nouvelles énergies au service de nos politiques tant de sécurité intérieure que d'interventions à l'extérieure. C'est pourquoi nous rappelons ces quelques sujets qui gaspillent les énergies nationales pour un résultat presque nul. L'intérêt général n'est pas atteint.

Premièrement, il y a ces quelques dispositifs fiscaux plus coûteux à recouvrir que le produit qu'ils rapportent. Il y a ce ménage à faire dans les taxes plus coûteuses à recouvrer que le produit qu'elles rapportent, parmi les 192 taxes identifiées par le ministère des finances. Autre exemple de décisions urgentes à prendre : le Conseil Économique Social et Environnemental, la "troisième chambre" du Parlement n'avait pas réussi à établir le coût total des niches fiscales car ne parvenant pas à chiffre le coût d'un tiers d'entre elles. Un comble pour les pouvoirs publics !

Deuxièmement, l'autorité et le décisionnisme de l'État s'est dilué dans un ensemble d'agences administratives indépendantes et dans la multiplication des ministres. Ces agences sont animées par 450 000 personnes pour un budget de 50 milliards d'euros. A quoi servent les autres ministères ?! Un ménage de printemps est urgent.

Le député René Dosière évalue à 17 millions d'euros le coût d'un ministre, et leur nombre, comme celui des membres de cabinet ministériel, n'est certainement pas en rapport avec le service de l'intérêt général et sa charge de travail afférente.

Troisièmement, tailler dans le parc automobile de l'État et des opérateurs, soit 75 000 véhicules. Depuis les efforts du gouvernement du Premier ministre Fillon, il devrait être possible de diviser le volume de ce parc par 10 ou 20. La Police nationale, par exemple, doit renouveler 10 000 véhicules entre 2015 et 2017, sans disposer des budgets nécessaires. Et depuis des années, les forces de l'ordre réclament des véhicules banalisés.

Autre secteur à explorer, celui des logements de fonction. Le dernier rapport en date remonterait à 2003, comptabilisant entre 94 et 137 000 logements. Les ministères (hors Intérieur (Police et Gendarmerie) et Éducation nationale qui représentent 80% du total) se partageant 20% de ces logements doivent faire la preuve de l'intérêt qu'ils représentant dans l'accomplissement des missions de service public. Ou les vendre.

Sur les 60 milliards de patrimoine immobilier de la puissance publique, il doit bien y avoir quelques possessions qui ne servent en rien le service public. C'est d'autant plus dommageable que les besoins immobiliers de l'État pour servir les français ne sont, eux, pas couvert comme il le faudrait.

Ce sont trois mines que le gouvernement peut investir pour exploitation dès lundi pour des effets immédiats. A coûts budgétaires égaux, le Président et le Premier ministre pourraient, alors que la loi de finances pour 2016 est encore modifiable, augmenter les effectifs et les moyens matériels tout en accroissant l'efficacité des services publics de la Justice, de l'Intérieur et de la Défense.

La direction de l'État gagnerait même en clarté, avec des responsabilités plus facilement identifiables, une dilution du pouvoir qui céderait à un renouveau du décisionnisme français. Si nous sommes bien en guerre, alors il y a urgence pour cuirasser le bouclier de la défense civile et aiguiser le glaive des forces armées.

3 commentaires:

  1. Vous demandez au politique d'être intelligent? N'est-ce pas trop en demander?

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  2. Vous avez bien raison ,laisser filer temporairement le budget pour les besoins urgents ,pourquoi pas ,mais cela ne doit arrêter des restructuration bien nécessaire (et l’armée n'est pas toujours si exemplaire que ça ).

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  3. Franchement, j'ai des doutes vu le comportement des députés qui ont disqualifier une fois de plus la classe politique française (bon, c'est pas les pires, on à en autre le sénat US qui depuis quelques années à un comportement suicidaire). Pour le budget, je demande de profiter de l'état d'urgence pour organiser le vidage informatique des comptes des ''donateurs'' de l'EI du Golfe à notre profit....

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