Les @mers du CESM


Les @mers du CESM - 19 avril 1944 :

Le cuirassé Richelieu participe au bombardement de Sabang, base japonaise en Indonésie. Le navire français, ayant rejoint l’Eastern Fleet commandée par l’amiral britannique Somerville, prendra part à trois autres opérations visant des bases navales ennemies. Après 52 mois passés en mer, le bâtiment rentre à Toulon le 1er octobre 1944. À nouveau déployé en Asie du Sud-Est l’année suivante, le bâtiment assistera à la capitulation du Japon dans la rade de Singapour le 23 septembre 1945.





vendredi 22 juillet 2016

La "French Pacific Fleet" : inventaire

Débutons une série de quelques billets sur la présence navale française dans l'Océan Pacifique. Par cette première salve, nous allons tenter de brosser à grands traits sur quelle assise repose la French Pacific Fleet (nous rempruntons l'expression à l'auteur de Navy Recognition). Alors, combien de divisions de l'Armée de Mer pour le Pacifique ? 



L'Archipel France se matérialise dans l'océan Pacifique par deux espaces principaux que sont la Nouvelle-Calédonie et la Polynésie Française. Ils abritent tous les deux une base navale, à savoir, respectivement, à Nouméa et Papeete. Eu égard aux risques régionaux identifiés, les moyens les plus lourds des trois armées sont concentrés en Nouvelle-Calédonie. 

En l'espèce, ces deux bases navales semblent posséder des capacités d'accueil assez limités pour les navires de la Marine nationale. Le linéaire de quais est assez modeste, tout comme les installations.


Sur un plan géostratégique, et sans appliquer le qualificatif d' "annexes", la Marine nationale est également présente :
 
Dans les Caraïbes, pouvant accéder à l'océan Pacifique par le canal du Panama. Ce sont, par ailleurs, les bateaux les plus proches de Clipperton. 
 
Les forces positionnées dans l'océan Indien (à la Réunion presque exclusivement) sont sur un plan géographique intéressant vis-à-vis de l'agitation régnant en Asie du Sud-Est et d'un éloignement relatif par rapport à la Nouvelle Calédonie vis-à-vis de la même région.
 
Enfin, n'excluons pas le passage de navires de guerre depuis Brest à destination du Pacifique, c'est théoriquement faisable toute l'année pour les sous-marins, à une "certaine échéance" cela deviendra le cas pour toutes les unités de surface. 
 
Cette configuration géostratégique est relativement problématique car il s'agit de conjuguer la nécessaire présence dans deux grands espaces relativement distant l'un de l'autre tout en recherchant une concentration ponctuelle des moyens. 
 
Concernant les unités navales, l'inventaire de la French Pacific Fleet peut s'établir ainsi, sauf erreur grossière de notre part : 
  • deux frégates de surveillance (Prairial et Vendémiaire) ; 
  • une unité logistique : le d'Entrecastaux (flagship) ;
  • deux patrouilleurs : La Glorieuse et La Moqueuse
 A pleine charge, cela représente environ 9300 tonnes.
 
Les moyens aéronavals sont constitués d'une Alouette III, deux Dauphin N3 et cinq Falcon 200 Guardian.
 

3 commentaires:

  1. Cette faible flotte est véritablement honteuse vu qu'il y avait encore il y a dix ans le double de moyen quasiment avec 2 BATRAL,1 remorqueur-ravitailleur à Papeete (le Révi vient de partir), 4 patrouilleurs de la marine (sans compter la gendarmerie maritime et les affaires maritimes) et 2 frégates de surveillance.

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  2. Réponses
    1. L'Arago est revenu en Polynésie comme remplaçant intérimaire des P400. je suis cependant d'accord que l'on pourrait le citer. Mais avec seulement 12 nœuds de vitesse, sa capacité de patrouille est très limité.

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