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Les @mers du CESM


Les @mers du CESM - 19 avril 1944 :

Le cuirassé Richelieu participe au bombardement de Sabang, base japonaise en Indonésie. Le navire français, ayant rejoint l’Eastern Fleet commandée par l’amiral britannique Somerville, prendra part à trois autres opérations visant des bases navales ennemies. Après 52 mois passés en mer, le bâtiment rentre à Toulon le 1er octobre 1944. À nouveau déployé en Asie du Sud-Est l’année suivante, le bâtiment assistera à la capitulation du Japon dans la rade de Singapour le 23 septembre 1945.





samedi 10 septembre 2016

Quelle refonte pour les frégates classe La Fayette ?

© US Navy.



L'aventure des frégates de la classe La Fayette (cinq unités finalement commandées sur les douze puis six espérées) est presque découplée de leur activité opérationnelle. Après leur aller et retour entre les premier deuxième rang, elles agitent les bruits de coursives quant à leur "modernisation".

L'enjeu opérationnel est d'assurer la soudure entre les sorties de service des unités anciennes que sont les cinq dernières frégates de la classe Georges Leygues et surtout les neuf avisos A69 oeuvrant au service de la FOST (5 à Brest) avec les nouvelles unités.

Pour rappel, les six premières Aquitaine (4 à Brest, 2 à Toulon) doivent entrer en ervice d'ici à 2019, plus les deux FREMM de DA (Toulon) qui seront fondamentalement des frégates ASM aux capacités de défense aériennes augmentées (2021 et 2022). Quant à la dernière des cinq FTI, elle devrait être admise au service actif en 2029.

C'est pour répondre à cet enjeu que le CMI (Comité Interministériel d'Investissement) lançait le chantier de la "modernisation" des frégates de la classe La Fayette le 11 novembre 2015. La première FLF devrait entrer en chantier en 2018.

Le DGA (Jean-Marc Tanguy, Le Marin, 10 juin 2016, pp. 2-4) explique que "dans le même flux budgétaire [il nous faut] payer les huit Fremm, les FTI et rénover les frégates légères furtives (FLF)." L'annulation des FREMM 9, 10 et 11 permettrait de dégager un flux de 1500 millions d'euros pour une Aquitaine au coût unitaire donné pour 500 millions donc (contre 710 millions avancés par la Cour des comptes en 2010, en tenant compte, certes, du contrat de MCO et d'autres frais).
Le périmètre des travaux à effectuer sur les frégates légères furtives La Fayette évoluent depuis trois années déjà entre une mise à jour des obsolescences les plus criantes et une légère refonte :
  • Le point central de ce chantier consisterait à développer une suite de lutte anti-sous-marine. Cela se résumerait presque strictement à l'adjonction d'un sonar de coque, ce qui permettrait à ces unités revalorisées de remplacer les avisos A69 dans leur rôle de contrôle de l'espace sous-marin au bénéfice de la FOST. 
Entre parenthèses, si, oui, il est vrai que les FLF françaises sont conçues pour recevoir douze missiles Aster 15 dans les lanceurs idoines, cela impliquerait un changement radical dans la suite radars. Au bas mot, il deviendrait nécessaire d'installer au moins l'équivalent d'un Arabel. 
Eu égard au faible flux pour achever le programme FREMM, lancer les FTI et moderniser les FLF, il y a de quoi s'interroger. Est-ce que l'ensemble des FLF seront modernisées contre les obsolescence plus une suite ASM ?

C'est fort douteux puisque cela reviendrait à avancer que pour remplacer cinq avisos A69 à Brest (1400 tonnes) il faudrait nombre pour nombre des frégates (3600 tonnes). Ce qui reviendrait à souligner que les cinq avisos brestois ne se consacrent en très grande partie au contrôle de l'espace sous-marin au profit de la FOST alors que ce n'est pas vrai puisqu'ils se consacrent, au moins, à la mission Corymbe et d'autres missions navales. Les bruits de coursives avancent plutôt un besoin de deux frégates La Fayette pour Brest en remplacement des avisos A69 dans ces missions.

Les trois bateaux restant pouvant se consacrer à d'autres tâches outre-mer (dont la mission Corymbe, par exemple), ce qui, au demeurant pourrait justifier une mise à jour de la suite anti-aérienne (Crotale NT1 ou VL-Mica) puisque l'Amiral Rogel, ancien CEMM, demandait (2015) des "capacités anti-aériennes pour pouvoir s’approcher des zones de crise car, et c’est la deuxième caractéristique des opérations navales actuelles, dès lors que l’on s’approche de la terre, on s’expose notamment à la menace aérienne et aux missiles sol-mer."

Même en procédant de la sorte avec le développement d'une sous-classe de FLF à dominante ASM ainsi que d'une autre d'AVT combinant des capacités anti-aériennes rénovées avec des capacités de guerre électronique, le coût ne serait pas indolore pour une petite dizaine d'années de service supplémentaires. 
Selon nos recoupements, une estimation vieille de quelques années maintenant tablait sur un devis de 100 millions d'euros de travaux sur chacune des cinq frégates.

500 millions d'euros de modernisation soit une FREMM ou plus d'une FTI.

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