Les @mers du CESM


Les @mers du CESM - 19 avril 1944 :

Le cuirassé Richelieu participe au bombardement de Sabang, base japonaise en Indonésie. Le navire français, ayant rejoint l’Eastern Fleet commandée par l’amiral britannique Somerville, prendra part à trois autres opérations visant des bases navales ennemies. Après 52 mois passés en mer, le bâtiment rentre à Toulon le 1er octobre 1944. À nouveau déployé en Asie du Sud-Est l’année suivante, le bâtiment assistera à la capitulation du Japon dans la rade de Singapour le 23 septembre 1945.





jeudi 9 août 2018

PAX : erreur ?



La société Etienne Lacroix propose, comme nombre d'entreprises, des brochures synthétisant les produits phares du catalogue, si ce n'est tout le catalogue, à destination de salons. Dans l'un d'eux édité en novembre 2016, il est possible d'apercevoir ce porte-aéronefs. Il peut s'agir autant d'un grossier montage qui demeure néanmoins intriguant.


Le fascicule Naval products présente l'ensemble des solutions proposées par Étienne Lacroix à destination des forces navales depuis les bombinettes larguées par sous-marins jusqu'aux contre-mesures les plus élaborées. Son iconographie est assez riche puisque quelques bâtiments de la Marine nationale sont représentés dont une frégate de la classe Forbin (programme Horizon) avec des gros plans sur les installations elle-même plus l'Adroit qui apparaît avec les maquettes installées sur la plage avant sans compter une Aquitaine représentée (page de couverture, en sus) avec le schéma de principe du système CANTO de Naval group ou encore une La Fayette généreusement dotée d'un sonar remorqué CAPTAS. Le plus exotique étant, pour un document vraisemblablement produit en 2016, un SNLE M4.

Aussi, quelques dessins d'artiste viennent compléter le tout afin de représenter fidèlement les munitions mais aussi montrer quelques bateaux. Les plus difficiles à identifier semblent correspondre à quelques avant-projets de corvettes des Constructions Mécaniques de Normandie. Les autres sont deux patrouilleurs et corvettes représentant la gamme Gowind de DCNS devenue Naval group. Mettons de côté les quelques missiles anti-navires présentant quelques munitions plutôt orientales mais pas que car il y a au moins une torpille.

Dans ce cadre ainsi arrêté, l'iconographie semble plutôt bien maîtrisé et assez rigoureusement respectée. Néanmoins, dans la double-page centrale "Taylored for the assets you want to protect", il se trouve ce porte-aéronefs (cf. image d'illustration du billet).

Qu'est-ce donc là ? La configuration générale du pont plat semble rappeler un bâtiment français. L'ilot est, semble-t-il celui du porte-aéronefs Cavour de la Marina militare puisque la mâture est la même, tout comme la passerelle. Cependant, le château semble avoir été posé sur celui du porte-avions Charles de Gaulle qui en constituerait la partie basse. Ensuite, le pont d'envol est très étrange puisque la piste oblique apparaît comme ayant été ramenée un peu dans l'axe du navire pour se terminer par un tremplin avec l'absence de brins d'arrêt. A contrario de la solution britannique adaptée au Cavour et au Garibaldi avant lui d'une longue piste axiale allant de la poupe à la proue se terminant par un tremplin qui n'occupe que le tiers ou la moitié de la largeur du pont d'envol vers la proue. Le tiers avant du pont plat où devrait se trouver une catapulte axiale et un parking est vide. Et l'espace entre le tremplin et l'ilot est si mince qu'il amène à douter de la possibilité d'y voir un aéronef circuler. Il n'y a pas d'ascenseur pour amener un quelconque zinc au hangar. L'impression générale touche presque au micro-machines.

Pourtant, c'est assez surprenant de trouver un tel dessin qui ne concorde pas avec le reste de l'iconographie plutôt très précise, hormis ce porte-aéronefs et deux simili-corvettes qui sont peu aisées à identifier. Par ailleurs, s'il avait fallu inventer une telle configuration, il n'aurait pas été possible de le faire. Existe-t-il une source d'inspiration exogène à Étienne Lacroix ? Ce curieux mélange de Cavour et de Charles de Gaulle intrigue. S'il avait fallu représenter un éventuel client italien alors pourquoi le parer de couleurs et configurations françaises ? Serait-ce la vue d'une ultime évolution du NTCD/BIP qui pourrait expliquer cette esquisse ? Ou une simple erreur ?
 

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire