29 avril 2020

SNA-NG « Suffren » : 1ière et 2ième journée d'essais à la mer

© Naval group. Photographie publiée le 29 avril 2020 depuis le compte Twitter de la société.

     
     Le Sous-marin Nucléaire d'Attaque (SNA) Suffren (2021 - 2054 ?) a mené ses première et deuxième journée d'essais à la mer au large de Cherbourg entre les 28 et 29 avril 2020. Le nouveau SNA serait amarré ou en cours d'amarrage dans le port militaire de Cherbourg, peut être le long de la digue du Homet. Le Suffren a effectué sa première plongée au cours de laquelle il a très probablement effectuée sa première pesée statique. Les essais se poursuivront dans les tous prochains jours et peut être dès demain dans la fosse des Casquets (Jean-Dominique Merchet, « Sous-marin Suffren : première plongée imminente », Secret Défense (L'Opinion), 29 avril 2020).

28 avril 2020

SNA-NG « Suffren » : première pesée statique ?

© La Presse de la Manche/Jean-Paul Barbier.
   
     Le Sous-marin Nucléaire d'Attaque Suffren (2021 - 2054 ?), accompagné par une nuée de six remorqueurs et pousseurs dont le Saire (RPC 12 type A), a quitté aux alentours de 10h00 ce matin la digue du Homet à laquelle il était amarré pour quitter la petite rade avant de franchir la passe Ouest, manifestement (AIS) précédé par le Bâtiment de Soutien et d'Assistance Métropolitain (BSAM) Garonne. Le Patrouilleur de Service Public (PSP) Cormoran veillait à environ 30 nautiques au large, au plus près du Dispositif de séparation du trafic (DST) des Casquets. Et ce serait depuis 11h00, ce mardi 28 avril 2020, que le Suffren se serait positionné au large du Becquet afin de procéder à sa première pesée statique.

27 avril 2020

SNA-NG « Suffren » : amarré à la digue du Homet

© Jean Rioufol. Photographie modifiée par @BuckDanny10.
    
     Le journaliste Jean Rioufol publiait ce lundi 27 avril au matin un papier dans lequel il affirme que le Sous-marin Nucléaire d'Attaque (SNA) Suffren (2021 - 2054 ?) a quitté la zone Cachin pour aller s'amarrer à la digue du Homet, à l'Est de la nouvelle vigie. Le cliché publié puis retiré de l'en-tête de l'article paraît montrer l'évènement, malgré une très faible résolution. La forme qui se distingue à peine - à savoir un massif rectangulaire dominant une forme noire au ras de l'eau se terminant par des appendices émergeant de son élément - concorde avec d'autres papiers confirmant le mouvement.

« German Battleship Helgoland: detailed in the original builders' plans » d'Aidan Dodson



     La série Detailed in the original builders' plans publiée aux éditions Seaforth Publishing bénéficie de sa neuvième publication grâce au travail d'Aidan Dodson. Et il s'agit du premier de ces ouvrages s'intéressant à un bâtiment de facture étrangère, en l'espèce la deuxième classe de Dreadnought allemands. German Battleship Helgoland: detailed in the original builders' plans (Londres, Seaforth Publishing, 2019, 144 pages) ravira tous les passionnés d'architecture navale, en particulier les maquettistes en mal de projets.

25 avril 2020

BATSIMAR : PO = POM^BSAH + EPC ?

© Net-Marine. « Au début de sa carrière, en mars 1985, La Glorieuse a été l'objet d'une étrange expérimentation. En effet, dans le cadre de ses activités de recherches acoustiques, la société Thomson Sintra, filiale de Thomson-CSF branche équipements et systèmes, a testé un système de mini VDS (Variable depth Sonar = Sonar à Immersion Variable) sur ce patrouilleur. Ce sonar moyenne fréquence type SS12 donnait une capacité de lutte anti-sous-marine (ASM) au bâtiment. Le programme a toutefois été abandonné, et le "P400 ASM" est resté au stade de l'expérimentation. » À signaler qu’une variante ASM des Floréal a été considérée.

     

     Le programme des Patrouilleurs Océaniques (PO) est sur les rails, s'il fallait croire la communication de la Direction Générale de l'Armement (DGA) du 5 mars 2020. Le lancement de la procédure d'appels d'offres devrait intervenir en fin d'année 2020. Et depuis mai 2018 l’hypothèse d’un dernier remaniement du défunt programme BATSIMAR (BATiment de Souveraineté et d’Intervention Maritime) au profit d’une série de corvettes ou frégates consacrerait le renforcement continu des moyens de lutte anti-sous-marine depuis 1997, tout comme l’augmentation capacitaire outre-mer, en particulier sur le théâtre Indo-Pacifique.

24 avril 2020

« Complémentarité ou concurrence ? La coopération franco-britannique et l’horizon européen de la défense française » par Alice Pannier

© F. Legrand © Shutterstock. 22 août 2019, le Président Emmanuel Macron accueillant le Premier Ministre Boris Johnson à l'Elysée.
     Mme Alice Pannier retrace dans les grandes lignes la coopération franco-britannique au prisme du partenariat franco-allemand, tout en proposant un premier bilan des accords dits de Lancaster House (2 novembre 2010). L'étude s'appuie sur une partie des travaux produits dans le cadre de sa thèse (« Franco-British defence cooperation under the Lancaster House Treaties (2010) : institutionalisation meets the challenges of bilateral cooperation ») qui sera prochainement publiée (Alice Pannier, Rivals in Arms: The Rise of Uk-france Defence Relations in the Twenty-first Century, Québec, McGill-Queen's University Press, 2020, 272 pages). Il est à espérer une traduction française alors que se profile, comme elle l'annonce, un prochain sommet franco-britannique à l'automne 2020.

10 avril 2020

Mission Foch : fin de la marée

© Archives Ouest-France. Le porte-avions Charles de Gaulle lors de son appareillage de Brest, le 16 mars dernier.

Le retour des bâtiments de la mission Foch (21 janvier - 15 avril 2020 ?) est devenu un enjeu. Il est rare, sur le plan historique, qu'une fin de mission d'un groupe naval constitué puisse être un enjeu de diplomatie navale, et en même temps, incarner un enjeu politique. La Marine nationale se doit de réussir une manœuvre dans le champ des perceptions grâces aux actions dans les milieux de la communication et de la logistique. Il ne s'agit plus seulement du dossier Porte-Avions de Nouvelle Génération (PANG), ni même de l'image de la Marine nationale en tant qu'Armée, mais surtout de l'image de la France car, après les États-Unis et en pouvant compter sur la censure chinoise, seul le porte-avions français aura à communiquer au sujet de son exposition à l'épidémie.

09 avril 2020

Ελληνικό Πολεμικό Ναυτικό : 4 FDI ?

© Naval group.


     Les dernières informations en provenance de Grèce au sujet du programme des Frégates de Défense et d'Intervention (FDI) concordent avec celles rapportées depuis fin 2019. Mais celles-ci remontent (Ioannis Nikita, « Πολεμικό Ναυτικό: Βήματα προόδου για τις Belharra », Defence Review, 13 mars 2020). Et nul doute que la crise sanitaire mondiale n'a pu que modifier le calendrier qui se dessinait. Néanmoins, ces informations sont présentées tel qu'elles apparaissaient à cette date. La mise en chantier de la deuxième FDI débuterait à la fin de l'année 2020 et il s'agirait donc de celle qui sera construite au profit de la Marine grecque (Ελληνικό Πολεμικό Ναυτικό). Le lancement interviendrait en 2023 et sa livraison en 2024. La deuxième FDI grecque serait livrée en 2025 ou 2026.

01 avril 2020

SARS-Cov-2 : opération maritime européenne aux Antilles ?

© Marine nationale. Le BCR Somme pendant l'exercice Grand African NEMO 2019.
     Un groupe amphibie européen de 95 200 tonnes serait en cours de constitution afin de renforcer les systèmes hospitaliers soutenant 1,62 millions de citoyens européens. Sur ordre de leurs gouvernements respectifs, la Koninklijke Marine devrait envoyer le Zr. Ms. Karel Doorman, la Royal Fleet Auxiliary le RFA Argus et la Marine nationale les PHA Dixmude et BCR Somme. L'étroite proximité géographique de la majeure partie des territoires des trois États européens dans la mer des Antilles a manifestement justifié de coordonner les efforts. Une opération maritime est en gestation et il y a tout lieu de se demander si elle se doublera du recours à l'EATC.