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Les @mers du CESM


Les @mers du CESM - 19 avril 1944 :

Le cuirassé Richelieu participe au bombardement de Sabang, base japonaise en Indonésie. Le navire français, ayant rejoint l’Eastern Fleet commandée par l’amiral britannique Somerville, prendra part à trois autres opérations visant des bases navales ennemies. Après 52 mois passés en mer, le bâtiment rentre à Toulon le 1er octobre 1944. À nouveau déployé en Asie du Sud-Est l’année suivante, le bâtiment assistera à la capitulation du Japon dans la rade de Singapour le 23 septembre 1945.





vendredi 23 mai 2014

Renforcer la puissance navale française ? Le don d'ubiquité

© Inconnu. Torpille Shkval.
A l'heure où la LPM est remise en cause, nous pouvons avancer, si le scénario Z se matérialise, que nous n'aurons seulement de quoi constituer deux ou trois divisions navales. Le format risque d'évoluer dans ce sens : 




Plus que le nombre de frégates, la Marine fixe comme impératif d'avoir une composante de défense aérienne constituée d'un minimum de 4 navires pour en avoir toujours un en mission (ce qui rejoint le propos d'hier sur l'importance du fait aérien). Nous risquons donc de nous retrouver à 15 frégates (5 à la mer en permanence) de premier rang (8 FREMM, 2 Horizon et 5 La Fayette) jusqu'en 2025.


C'est-à-dire qu'il y aura :

  • la dissuasion nucléaire océanique et le dispositif afférent,
  • un groupe aéroamphibie,
  • une à deux missions permanentes (Corymbe et Atalante).

Ce sera très ambitieux d'atteindre les missions fixées par la LPM avec seulement 5 à 7 navires de combat à la mer en permanence (frégates et SNA confondues). Cette masse de manoeuvre a été ramenée à si peu car nous ne respectons plus les règles de Colbert : construction en série, standardisation, réduction du nombre de classes. Si vous en doutiez, cet article n'est que l'un des nombreux expliquant comment la réduction de cible du programme FREMM permet de payer autant pour moins de frégates (bravo le ministère parisien au bord de la Seine). Et justement, à l'époque de Colbert, l'objectif à atteindre était 200 vaisseaux.

 

Que faire pour optimiser la ressource disponible ? Bien des stratèges et stratégistes navals disent qu'il n'est pas possible pour un navire d'avoir un don d'ubiquité. Par là, ils veulent dire que pour être présent dans toutes les zones d'intérêts de l'Océan que l'on souhaite toucher, il faut bien une masse critique de navires. Bien que cela soit des avantages non-négligeables, le doublement des équipages, la réduction des périodes et la durée des entretiens des navires ne permet pas d'augmenter le nombre de navire même s'ils permettent d'augmenter la présence à la mer.

 

La définition d'ubiquité donnée par le Larousse en ligne est la suivante : "Fait d'être présent partout à la fois ou en plusieurs lieux en même temps."

 

Et si nous renversions le postulat : les navires peuvent-ils avoir ce don d'ubiquité ? Dans une certaine limite, oui, cela sera possible de plus en plus. C'est-à-dire qu'ils pourront plus facilement basculer d'un théâtre stratégique à l'autre dans un minimum de temps. Cette capacité nouvelle donnera l'illusion qu'ils ont le don d'ubiquité.

 

Comment atteindre une telle capacité de basculement d'un théâtre à l'autre ? Optons pour le don d'ubiquité à travers deux nouvelles technologies.

 

Premièrement, il s'agit des revêtement en nano-matériaux qui permettent de les rendre, au moins, hydrophobe. La réduction à l'avancement du mobile dans son milieu est alors réduit à... pas grand chose. Cette vidéo est assez convainquante. Imaginez une coque de frégate ou de sous-marin recouverte d'une telle matière.

 

Deuxièmement, nous pourrions nous attaquer à la supercavitation (technologie qui serait maîtrisée par les russes et les allemands) qui permet à une torpille d'atteindre, non pas 50 noeuds, ce qui semble être la limite actuelle, mais 200 noeuds (cas de la torpille russe Shkval). Une frégate ou un sous-marin pourrait alors atteindre des vitesses de transit inégalées dans l'histoire navale.
Par exemple, transiter :

  • à 100 noeuds signifie parcourir 4500 km par tranche de 24h ;
  • atteindre les 200 nœuds pour un sous-marin c'est parcourir 9000 km en 24h.

La combinaison de ces deux voies technologiques offriraient de telles capacités de basculement. Alors, oui, c'est possible de considérer, dans une certaine mesure, que les navires peuvent atteindre le don d'ubiquité. La concentration ou la dispersion des forces ne sera plus qu'une question d'heures. En outre, la vitesse serait un facteur de protection de nos bateaux puisque les torpilles ne pouront les atteindre ni les missiles, dans une moindre mesure. Enfin, les vaisseaux conserveront la faculté de durer à la mer pendant des semaines, voire des mois si nécessaires pour remplir leur mission. 

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