Les @mers du CESM


Les @mers du CESM - 19 avril 1944 :

Le cuirassé Richelieu participe au bombardement de Sabang, base japonaise en Indonésie. Le navire français, ayant rejoint l’Eastern Fleet commandée par l’amiral britannique Somerville, prendra part à trois autres opérations visant des bases navales ennemies. Après 52 mois passés en mer, le bâtiment rentre à Toulon le 1er octobre 1944. À nouveau déployé en Asie du Sud-Est l’année suivante, le bâtiment assistera à la capitulation du Japon dans la rade de Singapour le 23 septembre 1945.





06 février 2026

« "Intellectual Rearmament" in the Third Nuclear Age – Refreshing the Conceptual Component of British Nuclear Deterrence »

     Daniel SKEFFINGSTON, Edward BARLOW, Harry HALEM et l'Air Marshal Edward STRINGER CB CBE (« "Intellectual Rearmament" in the Third Nuclear Age – Refreshing the Conceptual Component of British Nuclear Deterrence ») appellent l' « Intellectual Rearmament » du Royaume-Uni afin de forger de nouveaux outils pour manœuvrer dans le « sub-strategic space » et contrer des entreprises de coercition nucléaire, malgré le désengagement américain. Réflexion sans concession ni tabou qui redonne ses lettres de noblesse à un « paper policy» et pouvant peut être – enfin – déciller le regard de Français habitué aux vacuité et médiocrité de nos propres documents stratégiques.

03 février 2026

Centrale ou élargie : de la dissuasion minimale à la stratégie anti-forces ?

© Mychele DANIAU - AFP. Le Sous-marin Nucléaire Lanceur d'Engins Le Terrible, à l'occasion de son lancement, le 21 mars 2008, à Cherbourg.

Mes remerciements à la rédaction de La Vigie pour avoir accepté et publié ce papier qui est ici proposé à la lecture, après en avoir laissé l'exclusivité aux lecteurs de la lettre d'analyse stratégique éponyme dirigée par Jean DUFOURQ et Olivier KEMPF.

 

     Quand Emmanuel MACRON énonçait « what we are currently experiencing is the brain death of NATO »1, nous observions la relance d'un débat européen autour de la énième proposition française d'une dissuasion élargie. L'argument-maître opposé est l'incapacité alléguée des forces nucléaires françaises de remplacer la dissuasion nucléaire américaine. Et la preuve en serait que la France n'aurait pas un nombre suffisant de têtes nucléaires. La réélection de Donald J. TRUMP (04 novembre 2024) relance le débat, tout en confortant cet axiome. Quel paradoxe : 290 têtes nucléaires déployées françaises suffiraient à vitrifier la « Russie utile ». Mais prétendre s'appuyer sur elles pour faire bénéficier l'Europe d'une dissuasion élargie française exigerait de Paris une capacité de destruction encore plus grande. Ce curieux résultat illustrerait l'incapacité des Européens à penser le nucléaire. La sensation de perdre le bénéfice de la dissuasion élargie américaine les verrait immédiatement se mettre à élaborer une pensée nucléaire, selon des rationalités employées en France depuis 1960.

02 février 2026

Royal Navy : « a second sovereign method of delivering UK nuclear weapons » par M51.4 à bord des Dreadnought ?

 

© Latibes.

     Le journaliste britannique Francis TUSA1 rapportait, le 18 janvier 2026, l'existence d'études britanniques quant à la faisabilité technique d'un choix alternatif à l'UGM-133A Trident 2D5 Life Extension (LE) par le M51.4, avec intégration des futures têtes nucléaires britanniques Astraea A21 à la partie haute dudit missile. Le fait que le Defence Comittee de la House of Commons, commenttant les réponses du Gouvernement britannique reçues le 20 janvier 2026, puisse écrire « we have not received sufficient evidence to recommend investing in a second sovereign delivery method for nuclear deterrence, we wish to understand why the Government dismissed this option2 » paraît accréditer l'existence de ces études.

22 janvier 2026

US Navy : pourquoi un coup de douze ?

© Lockheed Martin.

     La concomitance de la présentation du programme BBG(X), le 22 décembre 2025, et de la fin des travaux de refonte du destroyer DDG-1000 USS Zumwalt, le 15 janvier 2026, oblige à constater qu'il existe manifestement un choix arrêté en faveur d'une salve de douze missiles hypersoniques « CPS » (Conventional Prompt Strike). Les possibilités matérielles permettent de faire bien plus sur les plateformes devant en être équipés. Pourquoi un coup de douze face à la République populaire de Chine ? La question nous semble mériter considération alors qu'une sorte de « New Maritime Strategy » semble émerger des décisions politiques prises par Donald J. TRUMP, 47th President of the United States (20 janvier 2025).