Les @mers du CESM


Les @mers du CESM - 19 avril 1944 :

Le cuirassé Richelieu participe au bombardement de Sabang, base japonaise en Indonésie. Le navire français, ayant rejoint l’Eastern Fleet commandée par l’amiral britannique Somerville, prendra part à trois autres opérations visant des bases navales ennemies. Après 52 mois passés en mer, le bâtiment rentre à Toulon le 1er octobre 1944. À nouveau déployé en Asie du Sud-Est l’année suivante, le bâtiment assistera à la capitulation du Japon dans la rade de Singapour le 23 septembre 1945.





17 mars 2026

Baptiser un fleuron aux proportions historiques, gageure politique

© Claude SAVRIACOUTY - ECPAD. 09 mai 1994, le Président François MITTERRAND dévole le nom du porte-avions Charles de Gaulle après le prononcé d'une allocution.

     Emmanuel MACRON1, à l'occasion d'un déplacement à Naval group Indret, site industriel dont l'activité est centrée sur la propulsion navale, devrait présenter le nom de baptême choisi par lui pour le Porte-Avions de Nouvelle génération n°1 (PA-Ng n°1). Une décision n'ayant pas été prise depuis 1987 et le Porte-Avions Nucléaire n°1 (PAN n°1) baptisé Charles de Gaulle. Tout en essayant d'évoquer les contours de ce déplacement impromptu, manifestement pour tirer parti du déploiement politiquement réussi du Groupe Aéronaval (GAn) au large de Chypre (02 – 09 mars), ainsi que les forces et faiblesses d'imposer un nom de baptême : nous proposons quelques réflexions quant aux difficultés d'un exercice politique devenu exacerbé car s'étendant sur seulement une à deux unités, ne pouvant reposer sur une orthodoxie navale aux règles clairement établies. Il s'agit, rien de moins, de nommer le premier bâtiment de surface excédant les proportions des Richelieu (35 000 tW) et de leurs successeurs de 40 000 tW, les actuels maître-étalons des bases navales.

14 mars 2026

Menace de débarquement de vive force sur l'île de Kharg : prise d'un gage territorial pour forcer la décision ?

© Johnson Space Center, 13 février 2010.

     Donald J. TRUMP, 47th President of the United States (20 janvier 2025), voudrait faire croire ou acroire l'idée que son gouvernement a fait planifier un débarquement de vive force sur l'île de Kharg. Le scénario de la prise d'un tel gage territorial était formalisé par certains avant-même le déclenchement de l'intervention israélo-américaine à l'encontre de la République islamique d'Iran (28 février 2026). Malgré l'évidente prise de risques, pareille action stratégique ne serait pas sans rappeler les rationalités ayant présidé à l'intervention au Venezuela (02 – 03 janvier 2026). Et aurait valeur de « démonstration » de la capacité de l'USMC et l'US Navy à appréhender le théâtre Indo-Pacifique par l'USMC et l'US Navy.

12 mars 2026

Marine nationale : remplumer la « trame frégates » par compromis et financements innovants

© Naval group. Mise à flot de la FDI MN n°1 Amiral Ronarc'h, le 07 novembre 2022.

     La « Grande sortie » de la Flotte (environ 80% des bâtiments de combat et auxiliaires) aura deux conséquences politiques : positive, par reconnaissance de la capacité de la Marine à soutenir les demandes du Politique ; négative, par la démonstration de ce qu'il est militairement possible de faire avec moins de moyens que ceux prévus aux contrats opérationnels depuis 2008. Le débat se recentrera sur la capacité à entretenir plusieurs groupes navals sur autant de théâtres. Le Livre blanc sur la Défense et la sécurité nationale 2013 articulait le contrat opérationnel « Marine » notamment « sur des déploiements navals permanents dans une à deux zones maritimes1 ». Le Politique en mobilise cinq, en moyenne, depuis. Remplumer une « trame frégates », ayant atteint son point le plus bas en 2021 depuis 1975, est peut-être possible, à conditions de choix « audacieux ».

07 mars 2026

Marine nationale : nouvelles opérations « Baliste » et « Artimon » au nexus chiite ?

© @jr_amon_ceuta. 06 mars 2026.

     Lors de son allocution, Emmanuel MACRON énonçait trois priorités diplomatiques : la défense de Chypre face aux attaques aériennes iraniennes, celle du Liban, quitte à entreprendre les actions nécessaires au désarmement du Hezbollah et initiative prise d'une coalition pour rétablir la liberté de navigation du Golfe Persique au canal de Suez. L'emploi de moyens essentiellement navals interroge car le « Discours du Président de la République sur la Dissuasion nucléaire de la France »1 présentant la « Dissuasion "avancée" » est immédiatement suivi d'un abandon des exercices navals de l'OTAN. Plus largement, l'engagement du Groupe Aéronaval (GAn) sans mission officiellement mais comme contribution manifeste à l'intervention israélo-américaine contre la République islamique d'Iran porte les germes d'un entre-deux difficilement soutenable.