Les @mers du CESM


Les @mers du CESM - 19 avril 1944 :

Le cuirassé Richelieu participe au bombardement de Sabang, base japonaise en Indonésie. Le navire français, ayant rejoint l’Eastern Fleet commandée par l’amiral britannique Somerville, prendra part à trois autres opérations visant des bases navales ennemies. Après 52 mois passés en mer, le bâtiment rentre à Toulon le 1er octobre 1944. À nouveau déployé en Asie du Sud-Est l’année suivante, le bâtiment assistera à la capitulation du Japon dans la rade de Singapour le 23 septembre 1945.





jeudi 5 décembre 2019

Une série de patrouilleurs côtiers ?

© Marine nationale
La notification de la commande des Patrouilleurs d'Outre-Mer (POM) à SOCARENAM peut être espéré très prochainement tant il a été répété qu'elle serait passée cette année. Les efforts vont prochainement porter sur le programme des Patrouilleurs Océaniques (PO) afin de procéder au lancement dès 2022. Plus discrètement mais parallèlement à ce dernier, le futur programme de remplacement des Patrouilleurs Côtiers de Gendarmerie (PCG) devrait bénéficier d'une cible étendue afin d'englober le remplacement des trois Patrouilleurs de Service Public et du Fulmar.


Le plan Horizon Marine 2025 présenté dès juillet 2014 par l'Amiral Bernard Rogel, alors chef d'état-major de la Marine nationale, mais publié qu'en décembre 2014 à destination du grand public, citait nommément dans les nouveaux programmes les PCG mais également les Vedettes Côtières de Surveillance Maritime (VCSM) dont trois unités supplémentaires devraient être prochainement commandées. Néanmoins, et depuis cette mention, le programme PCG n'apparaît plus dans la communication de la Marine.

Il s'agit de remplacer les patrouilleurs de la Gendarmerie maritime que sont les patrouilleurs type DCN de 32 mètres Géranium (1995) et Violette, les deux patrouilleurs type Plascoa de 32 mètres Jonquille (1995) et Jasmin (1996) mais également les anciens patrouilleurs de surveillance des sites Athos (1980) et Aramis (1981) par le programme PCG avec une cible logiquement positionnée à six unités.

La Gendarmerie maritime a souvent eu à compter avec les cessions de bâtiments âgés de la Marine nationale comme, par exemple, le patrouilleur La Combattante (1964 - 1996 ; cédé en 1985 à la Gendarmerie maritime) et les PATtrouilleus RApides (PATRA) de la classe Trident. L'enjeu du renouvellement est d'importance puisqu'il s'agit rien de moins que de sa place dans le dispositif de l'Action de l'État en Mer (AEM).

Le dispositif aéromaritime des Douanes, largement critiqué à plusieurs reprises par la Cour des comptes pour son caractère perfectible, a néanmoins bénéficié de l'acquisition successives de plusieurs nouveaux patrouilleurs hauturiers. Les Affaires maritimes ont entamé le renouvellement de leurs propres moyens, notamment par l'acquisition d'un nouveau patrouilleur pour la Méditerranée (OPV 150 d'Ocea (Vincent Groizeleau, « Ocea réalisera le nouveau patrouilleur des Affaires maritimes », Mer et Marine, 5 décembre 2019). Retarder l'échéance pour la Gendarmerie maritime avait fait naître des interrogations sur les intentions réelles de l'état-major de la Marine : la rue Royale allait-elle ne pas lancer le programme afin de retirer un protagoniste de l'AEM des interventions hauturières ?

Sur le plan opérationnel, les VCSM lui permettent d'intervenir jusqu'à, environ, 20 nautiques au large ce qui lui permet de couvrir la mer territoriale (0 - 12 nautiques), voire d'intervenir jusque dans la zone contigüe (12 - 24 nautiques) au sein de laquelle l'État côtier n'exerce pas toute sa souveraineté mais peut y faire respecter des compétences souveraines : droits de douanes, de police, droits de poursuite et d'arrestation pour les missions de lutte contre les stupéfiants, lutte contre le trafic d'immigrants illégaux, fraudes fiscale et douanière. Un ensemble de missions touchant à des problématiques opérationnelles particulièrement vives.

Les patrouilleurs permettent à la Gendarmerie maritime d'assumer ses responsabilités au-delà de la mer territoriale et de la zone contigüe, c'est-à-dire au sein de la zone économique exclusive (12 - 188 nautiques. Autrement dit, ces bâtiments offrent aussi une endurance à la mer nettement supérieure afin d'assurer les investigations les plus compliquées.

La Direction Générale  de l'Armement était réputée préparer un appel d'offres au profit de six patrouilleurs de Gendarmerie, au plus tard, au mois d'avril 2019. Il ne serait pas étonnant que celui-ci finisse par être publié après que le contrat pour les POM ait été notifié à l'industriel. L'enveloppe budgétaire alloué devrait avoisiner les 100 millions d'euros. Les six patrouilleurs pourraient être livrés entre 2022 et 2024 à raison de deux unités à trois unités par an.

Eu égard au bon déroulé du programme des Patrouilleurs d'Outre-Mer (POM) qui prolonge la série des Patrouilleurs Antilles Guyane (PAG) par un bâtiment dérivé mais très modifié, l'EMM pense adosser au programme PCG d'autres programmes orphelins comme le remplacement des Patrouilleurs de Service Public (PSP)  Flamant (1997), Cormoran (1997) et Pluvier (1997) d'un âge comparable aux patrouilleurs de la Gendarmerie maritime mais au déplacement plus important (390 tonnes le PSP contre 80 à 100 tonnes le PCG). 

Le Fulmar (1990) serait ajouté au lot car l'ambition n'est pas ou ne peut pas être de lancer un nouveau programme de patrouilleurs polaires, ni de commander un sister-ship à l'Astrolabe (48 M€ frais d'études et contrat de MCO compris) qui paraît sur-dimensionné par rapport à la zone économique exclusive de l'île. Un grand patrouilleur polaire n'aurait alors de sens que dans l'optique de participer au dispositif de surveillance océanique dans l'Atlantique Nord. Néanmoins, la succession du Fulmar devra impérativement intégrer une capacité glace si la France espère pouvoir assurer ses responsabilités à l'année depuis St Pierre et Miquelon.

Il se dessine donc le lancement d'un appel d'offres pour un programme de dix patrouilleurs côtiers, d'un déplacement de l'ordre des 500 tonnes, devant non seulement remplacer les six patrouilleurs côtiers de Gendarmerie mais également les trois patrouilleurs de service public et le Fulmar basé à St Pierre et Miquelon. En raison des dimensions plus réduites de ces patrouilleurs par rapport aux PAG, l'enveloppe budgétaire pouvant être alloué à ce programme ne devrait pas dépasser les 150 millions d'euros. Les bâtiments pourraient être livrés à un rythme de deux unités par an entre 2022 et 2026.

3 commentaires:

  1. C'est quoi ce foutoir, qui fait quoi en mer, prenons l'exemple des USA et des coast guards et créons une force des garde-côtes qui relèvera de la MN.
    De toutes façons, tout ce joli monde est formé par la MN et le matériel est entretenu par la MN et dès que cela dépasse leurs capacités ils font appel à la MN. Les navires de la douane ne naviguent presque pas, les affaires maritimes à quoi servent-elles quand à la gendarmerie maritime c'est mieux d'être à St-Tropez que dans la banlieue parisienne. Et naturellement tout cela coûte un poignon de dingue. (sic ...)

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  2. Quelle est la justification juridique et politique de la mission de la Gendarmerie en haute mer ? IL y a là encore duplication de crédits et de moyens que , pour le coup , Bercy ne voit pas .

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  3. c'est simple :
    - patrouilleurs ( marine et gendarmerie) : 13 types différents pour une cinquantaine de bateaux
    - affaires maritimes : 16 types différents pour une vingtaine de bateaux
    - douane : 8 types differents pour 31 bateaux..........

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