Les @mers du CESM


Les @mers du CESM - 19 avril 1944 :

Le cuirassé Richelieu participe au bombardement de Sabang, base japonaise en Indonésie. Le navire français, ayant rejoint l’Eastern Fleet commandée par l’amiral britannique Somerville, prendra part à trois autres opérations visant des bases navales ennemies. Après 52 mois passés en mer, le bâtiment rentre à Toulon le 1er octobre 1944. À nouveau déployé en Asie du Sud-Est l’année suivante, le bâtiment assistera à la capitulation du Japon dans la rade de Singapour le 23 septembre 1945.





mardi 29 mars 2016

GAé : embarquement à bord de l'INS Vikramaditya ?

© Inconnu. INS Vikramaditya to participate in exercise off Gujarat coast.

Poursuivons notre tour d'horizon à la recherche d'un pont plat pour le Groupe Aérien embarqué (GAé). Sur la période allant de janvier 2017 jusqu'au milieu de l'année 2018, il aura la lourde tâche de trouver les solutions pour sauvegarder ses qualifications. Par réflexe ou défaut, les regards se tournent vers l'allié américain. Pourrions-nous, au moins, tenter de regarder d'autres horizons, par exemple indiens ?

L'INS Viraat (1953-2016) devrait être désarmé cette année alors qu'il est déjà remplacé en tant que navire amiral de la Flotte indienne par le Vikramaditya. Les difficiles négociations financières sur la refonte de ce dernier auraient eu pour répercussions un glissement de trois années du calendrier du Vikrant, retardant d'autant sa future admission au service actif (2018 ?). 
Une troisième unité, le Vishal, pourrait être commandée. D'un plus fort tonnage que le Vikrant alors qu'il est présenté comme son "sistership", un appel d'offres est en cours pour désigner le partenaire étranger devant participer à sa conception. Il pourrait s'agir d'un porte-avions CATOBAR. Les accords aéronavals signés entre l'Inde et les États-Unis ne pourront qu'être observés à la loupe. 
Il n'est pas à exclure qu'un sistership du Vishal s'ajoute aux ambitions aéronavales indiennes, ces dernières sont irriguées par les prétentions supposées de Pékin d'atteindre un format similaire d'ici à 2030-2035. 

La France et l'Inde signait un partenariat stratégique en 1998 suivi par un accord de défense globale en 2006. Les deux nations riveraines de l'Océan Indien connaissent une coopération navale fort riche qui débutait, au moins, en 1989 autour d'un projet de porte-aéronefs ADAV/STOVL. Depuis, l'exercice bilatéral Varuna connaissait sa quatorzième édition en 2014 tandis que la mission Agapanthe comptabilise, au moins, six éditions avec participation du porte-avions Charles de Gaulle.

La fenêtre d'opportunité pour un embarquement de quelques Rafale se divise en pratique entre deux cas de figure bien distinct.
Le premier est de suppléer la quasi refonte du Charles de Gaulle par l'embarquement d'un quart ou d'un tiers de flottille à bord du Vikramaditya. Ce dernier n'est pas un porte-avions CATOBAR mais STOBAR : dépourvu de catapultes, il est tout de même doté de brins d'arrêt si bien que l'entraînement se focaliserait pour une grande partie sur les appontages. Les décollages par tremplin n'existent pas sur le Charles de Gaulle

Le Rafale M est déclaré compatible avec les porte-aéronefs dotés de tremplins et pourrait donc opérer sans catapultes, selon Dassault Aviation. L'absence de catapultes suppose que les aéronefs à voilure fixe ne décollent qu'à la seule force de leur(s) réacteur(s). Les appareils parvenant à se satisfaire d'une piste oblique et d'un tremplin réussissent cet exploit au prix d'une masse bien moindre que s'ils avaient utilisé des catapultes ou décollés depuis la terre. Cette configuration, très peu documentée à notre connaissance tant dans les marines russe qu'indienne ou encore chinoise (Su-27K, Mig-29K, Tejas, J-15, etc), consiste dans les observations les plus diverses en une configuration presque lisse avec pour seul armement, généralement, deux missiles anti-aérien. 

Le deuxième cas de figure est l'éventuelle intégration du Vishal à la Flotte indienne d'ici à 2025. Il ne s'agit plus de s'intéresser à la prochaine quasi refonte (2017-2018) mais bien à l'IPER suivante à l'orée de l'année 2025 quand le porte-avions devra, au minimum, recharger à nouveau ses deux cœurs nucléaires. L'Inde serait alors doté, non seulement, de deux navires STOBAR mais devrait progressivement admettre au service actif une première unité CATOBAR. 

La coopération navale franco-indienne pourrait devenir mutuellement profitable. Dans un premier temps, la France pourrait s'appuyer sur son allié naval afin de suppléer l'absence du porte-avions par l'embarquement de quelques Rafale en 2017-2018 à bord du Vikramaditya.
Dans un échange de bons procédés, Paris pourrait inviter un nombre équivalent d'appareils indiens à bord du porte-avions entre un éventuel premier arrêt technique du Vikramaditya et l'entrée en service du Vikrant. Un tel procédé, réglé une première fois, se renouvellerait avant 2025 afin de former les pilotes indiens aux manœuvres sur un navire CATOBAR. Enfin, un nouveau détachement de Rafale M aurait tout intérêt à embarquer sur le Vishal à son admission au service actif : dans la mesure où ce calendrier pourrait être respecté. En cas de décalage, fort probable, de tels échanges ne perdront pas de leur intérêt.

La France et l'Inde poursuivent leur relation stratégique. Entre autre exemples, la signature du contrat Rafale est toujours espérée dans la péninsule indienne comme en France. Proposer un embarquement de Rafale M à bord du Vikramaditya ne manquerait pas de renforcer les arguments de la France tout en offrant de nouvelles perspectives d'entraînement pour les groupes aériens embarqués respectifs.

1 commentaire:

  1. Cela ma parait une excellente dolution, en allant plus loin la France pourrait construire son 2ème PA en coopération avec l'inde qui en construirait un autre pour elle et nous pourrions donc lui fournir un lot d'une quarantaine de rafale M. Oui effectivement^pourquoi pas !

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