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Les @mers du CESM


Les @mers du CESM - 19 avril 1944 :

Le cuirassé Richelieu participe au bombardement de Sabang, base japonaise en Indonésie. Le navire français, ayant rejoint l’Eastern Fleet commandée par l’amiral britannique Somerville, prendra part à trois autres opérations visant des bases navales ennemies. Après 52 mois passés en mer, le bâtiment rentre à Toulon le 1er octobre 1944. À nouveau déployé en Asie du Sud-Est l’année suivante, le bâtiment assistera à la capitulation du Japon dans la rade de Singapour le 23 septembre 1945.





lundi 17 janvier 2011

Bataille navale de Koh Chang : 70e anniversaire

© Inconnu.

Nous célébrons le 70e anniversaire de la bataille navale de Koh Chang (1941) en ce lundi 17 janvier. La place se situe dans l'ancien royaume de Siam, aujourd'hui la Thaïlande. Le fait d'armes reste encore aujourd'hui la dernière victoire navale de la Marine Nationale.

La mémoire française ne connaît que deux batailles navales : Trafalgar et Mers-el-Kebir. Il est bien dommage de retenir que les défaites et de ne pas parler des victoires.

La victoire fut malheureusement entâchée par la fidélité des hauts fonctionnaires et officiers français d'Extrême Orient à l'Etat français de Philippe Pétain. Cependant, il est terriblement difficile d'opérer un jugement manichéen vis-à-vis de ces hommes qui devaient défendre la colonie face à un Japon qui attendait d'en prendre possession.

Beaucoup de ces hommes ont combattu le Japon et ont été fait prisonnier par lui. Pourtant, ce sont souvent les mêmes qui, en sortant des camps de prisonniers japonnais où l'Etat les avait fait languir après la Libération, ont repris les armes pour la Guerre d'Indochine.

Les français d'Indochine devaient composer avec une métropole vaincue et un large paysage de voisins hostiles. L'amiral Gabriel Darrieus avait prévu la situation dans la Guerre sur Mer de 1907. Il préconisait une défense de l'Indochine avec un Arsenal et une flotte de 40 navires de guerre. La France n'en avait pas les moyens, donc, presque 40 ans plus tard, et sans les 40 navires, cette victoire montre le dévouement de marins qui ont fait beaucoup avec bien peu dans un contexte politique et géopolitique particulièrement compliqué. Cette victoire navale a permis de calmer les ambitions des voisins de l'Indochine pendant un temps.

Le site de l'association Net-Marine nous offre un large récit de la bataille.

La frégate La Motte-Picquet, qui porte le même nom que le principal protagoniste de la bataille, le croiseur La Motte-Picquet, est gardienne des traditions de cette victoire.

http://belleindochine.free.fr/images/haiphong/107LaMottePicquet.JPG
© Inconnu.

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