Les @mers du CESM


Les @mers du CESM - 19 avril 1944 :

Le cuirassé Richelieu participe au bombardement de Sabang, base japonaise en Indonésie. Le navire français, ayant rejoint l’Eastern Fleet commandée par l’amiral britannique Somerville, prendra part à trois autres opérations visant des bases navales ennemies. Après 52 mois passés en mer, le bâtiment rentre à Toulon le 1er octobre 1944. À nouveau déployé en Asie du Sud-Est l’année suivante, le bâtiment assistera à la capitulation du Japon dans la rade de Singapour le 23 septembre 1945.





lundi 23 avril 2018

Naissance du SNA : du sous-marin hautes performances au SNA 72 (1964 - 1976)

© Inconnu. Lancement du SNA Saphir le 1er septembre 1981 à Cherbourg.
Le Statut naval de 1955 révisé par le rapport de l'Amira Nomy (Chef d'État-Major de la Marine (CEMM) ; 26 octobre 1951 - 1er juillet 1960) adressé au ministre de la Défense nationale et des forces armées le 20 octobre 1956 comportait deux phases. La deuxième prévoyait la mise à flots de 180 000 tonnes dont 120 000 tonnes pour la Force opérationnelle atomique d'ici l'année 1970. Abandonnée, de facto, en 1958, elle est remplacée par la future FOST. L'aventure de cette dernière débute par la commande du futur Le Redoutable (2 mars 1963) pour une mise sur cale en fin d'année 1964. Le Conseil Supérieur de la Marine (CSM) aborde, toujours en 1964, la question du "sous-marin HP" (hautes performances) qui dans tous les esprits ne peut qu'être à propulsion navale nucléaire (Thierry d'Arbonneau (dir.), L'encyclopédie des sous marins français - Tome IV : La fin de la Guerre froide, Paris, SPE Barthélémy, 2017, p. 55). 14 avant-projets, variantes et projets et douze années plus tard le Provence est mis sur cale le 11 décembre 1976.

Les 19 classiques (4 Aréthuse (Aréthuse, Argonaute, Amazone et Ariane), 11 Daphné (Daphné, Diane, Doris, Eurydice (perdue en 1970), Flore, Galatée, Minerve, (perdue en 1968), Junon, Vénus, Psyché et Sirène) et 6 Narval (Narval, Marsouin, Dauphin, Requin, Espadon, Morse) bénéficient d'un service actif estimé entre 20 et 25 années leur permettant de conserveur une valeur militaire. Ces unités construites entre 1955 et 1970 doivent commencer à être renouvelées à partir de la fin des années 1960. Surtout que le soutien des SNLE devra être assuré à partir du début des années 1970 avec l'admission au service actif des bateaux qui ne seront pas moins que six (1971 - 1985). Le plus grand nombre des classiques atteindra sa limite sur cette période critique (1980 - 1985) quand la dissuasion océanique produira son puissant effet utile.

La concurrence stratégique est rude sur le plan de la maîtrise de l'espace sous-marin. Par exemple, après la mise en service de l'USS Nautilus (17 janvier 1955), premier bâtiment à propulsion navale nucléaire au monde, l'US Navy intègre l'USS Seawolf, 4 Skate, 6 Skypjack, 14 Thresher/Permit et 37 Sturgeon plus 2 dérivés. 64 SNA en 19 ans (1955 - 1974). En 1969, l'exemple plus comparable et proche de nous du Royaume-Uni voit la Royal navy perçoit et son quatrième SNLE - le HMS Renown (classe Resolution) - et son quatrième SNA (HMS Churchill, premier de sa classe). Et les deux marines alliés ne construisent plus de sous-marins classique à la fin des années 1960.

Dès 1964 le CSM se prononce en faveur d'un sous-marin à hautes performances, sous-entendu sans ambiguïté qu'il ne peut qu'être à propulsion nucléaire. Cette première approche de la problématique de la succession des sous-marins à propulsion classique ouvre explicitement un grand rôle à ces futurs sous-marins. L'appellation évolue en 1965 pour "sous-marin de chasse nucléaire de la tranche 1968" (p. 55). L'expression du besoin est formulée en avril 1965 qui donne lieu à une étude d'avant-projet du STCAN sous le nom de SNC 68. (p. 129) 

La nouvelle sémantique est de taille puisque le "sous-marin de chasse" est un bateau conçu autour d'une mission anti-sous-marine, contraignant sa conception aux plus hautes exigences en matière de discrétion, vitesse et immersion opérationnelle. L'ébauche du sous-marin de chasse de la tranche 1968 est achevée le 25 novembre 1965. Une partie des matériels retenus sont soit empruntés, soit dérivés de ceux des SNLE.


SNC 68
Références STCAN : Plan 9493 ST/N du 16 juillet 1965
Déplacement en surface (tonnes)
4200
Longueur (mètres)
90,7
Diamètre (mètres)
9,7
Vitesse maximale en plongée (nœuds)
28
Chaufferie
Filière PAT
90 MW th
Propulsion
Vapeur directe bi-turbines
15 MW
Immersion maximale (mètres)
400
Acier de coque épaisse
80 HLES
Équipements
DSM de SNLE
1 CIN
Périscopes de veille et d’attaque SNLE
Armes
DLT numérique SNLE
4 TLT
24 torpilles L5 et F17
(4 aux tubes)
Devis HT base 01/01/1970
Non-évalué

Les missions des futurs bateaux sont précisées par le CSM du 19 avril 1966 présidé par Pierre Messmer alors ministre des Armées (5 février 1960 - 22 juin 1969). L'Amiral Cabanier alors CEMM (1er juillet 1960 - 1er janvier 1968) et accessoirement ancien commandant du Rubis (1933 - 1949), le sous-marin des FNFL, explique alors au ministre qu' "un sous-marin nucléaire faisant un bruit de casserole est un sous-marin condamné à mort". (p. 58) La mission principale, de manière cohérente avec l'appellation, est la lutte contre les sous-marins ennemis, la deuxième est le soutien des SNLE - ce qui implique l'attaque de bâtiments de surface -, la troisième est de contribuer à des missions de sûreté et la quatrième consiste à participer à la formation des équipages des SNLE (p. 57). 

Ce paradigme opérationnel est très important car elles demeureront les mêmes jusqu'à aujourd'hui. Et leur hiérarchie déterminera la forme finale de chaque avant-projet et projet

Le SNC 68 est évalué à coût unitaire de production compris entre 4 et 500 millions de francs. En comparaison, le SNC 68 représente le coût (p. 59) de quatre "Super Daphné" (Agosta ?) soit, dans l'hypothèse médiane (milieu de la fourchette énoncée) un coût de l'ordre de 112,5 millions de francs HT pour un "Super Daphné". Plus cher de 40% qu'un Daphné, cela permet de jauger ces derniers à un coût individuel de près de 80,4 millions de francs HT. 

Il est alors proposé par que le quatrième SNLE serait décalé d'une année afin de faire une place au nouveau venu qui serait mis sur cale le 1er janvier 1970. Mais le CSM du 29 novembre 1967 repousse le projet d'au moins une année. Rien ne sera dit à son sujet pendant toute l'année 1968 (p. 57).


SNA 69
Références STCAN : Notice 513 850 STCAN du 3 août 1970
Variante
SNA 69 de base
SNA 69
Variante 1
SNA 69
Variante 2
SNA 69
Variante 3
SNA 69
Variante 4
SNA 69
Variante 5
Déplacement en surface (tonnes)
3600
3950
3800
3575
3600
3325
Longueur (mètres)
93,5
84
82
91
93,5
88,5
Diamètre (mètres)
8,6
9,6
9,6
8,6
8,6
8,3
Vitesse maximale en plongée (nœuds)
28
30
28
24
28
25
Chaufferie
Filière
CAP
circulation forcée


90 MW th
Filière PAT
Version SNLE



110 MW th
Filière PAT
Version Cadarache



90 MW th
Filière PAT
Version 1 seule boucle



70 MW th
Filière
CAP
circulation forcée


90 MW th
Filière
CAP
circulation forcée


70 MW th
Propulsion
Vapeur directe bi-turbines

15 MW
Vapeur directe bi-turbines

18 MW
Vapeur directe bi-turbines

15 MW
Vapeur directe mono-turbine
10 MW
Vapeur directe bi-turbines

15 MW
Vapeur directe mono-turbine
10 MW
Immersion maximale (mètres)
350
350
350
350
250
300
Acier de coque épaisse
80 HLES
80 HLES
80 HLES
80 HLES
60 HLES
80 HLES
Équipements
DSM d’Agosta, navigation classique, radar DRUA 33, ARUR 10C, périscopes SNLE, réception VLF en plongée
Armes
DLT numérique Agosta
4 TLT intérieurs,
24 torpilles L5 et F17
(4 aux tubes)
Devis HT base 01/01/1970
336 MF
374 MF
368 MF
333 MF
327 MF
313 MF

Le 7 novembre 1969 est publié le programme militaire du SNA 69 qui donne lieu à une étude d'avant-projet déclinée en cinq variantes. Le CSM du 8 décembre 1969 présidé par Michel Debré modifie l'appellation : de sous-marin de chasse, il devient sous-marin d'attaque (p. 57). La mission première des bateaux qui seront lancés n'est plus la lutte contre les sous-marins ennemis mais bien celle menée contre les bâtiments de surface. Pourtant, aucune des cinq variantes ne peut être intégrée à la programmation navale en raison du coût financier trop élevé de chaque. Pourtant, nombre des matériels envisagés sont ceux des Agosta et Daphné modernisés.


SNAS
Sous-marin Nucléaire d'Attaque Simplifié
 ("Daphné nucléaire")
Déplacement en surface (tonnes)
2300
Longueur (mètres)
70
Diamètre (mètres)
7,6
Vitesse maximale en plongée (nœuds)
17
Chaufferie
Filière
CAP
circulation naturelle
25 MW th
Propulsion
Turboélectrique
MEP Agosta
15 MW
Immersion maximale (mètres)
250
Acier de coque épaisse
60 HLES
Équipements
DSM de Daphné non-modernisé, périscopes de veille et d’attaque type Daphné
Armes
DLT analogique Daphné modernisée
4 TLT, 20 torpilles L5
(4 aux tubes)
Devis HT base 01/01/1970
220 MF

L'affaire rebondit avec une nouvelle étude demandée cette fois-ci par le Délégué Ministériel à l'Armement (DMA). Elle fait abstraction du SNA 69 et est baptisée "Sous-marin Nucléaire d'Attaque Simplifié" (SNAS). Il s'agit tout simplement d'une sorte de Daphné qui aurait bénéficié d'une pile atomique (p. 132) en lieu et place de sa propulsion diesel-électrique. Mais le SNAS est dénué de tout système de régénération de l'air en continu : ce sous-marin à propulsion nucléaire n'aurait pas été obligé à revenir à l'immersion périscopique pour faire tourner les diesels mais bien pour renouveler l'air. Cette étude qui se veut être une solution économique compromet l'intérêt militaire de la propulsion navale nucléaire. Le SNAS a le mérite de fixer la limite basse à la configuration générale d'un SNA.

Le SNA 69 et ses cinq variantes est enterré entre fin 1970 et fin 1971. Quelques semaines plus tôt, le 24 novembre 1970, était défini le programme militaire des Agosta sous la signature de l'Amiral Storelli. Ils doivent permettre de remplacer les Narval refondus tandis que Daphné et Narval seront modernisés en attendant. Les Agosta apparaissaient comme indispensables pour soutenir la politique française d'exportations de sous-marins face aux rivaux commerciaux.



SNE
Sous-marin Nucléaire d'Entraînement
SNAM
Sous-marin Nucléaire d'Attaque Minimal
Déplacement en surface (tonnes)
1900
2400
Vitesse maximale en plongée (nœuds)
23
21,5
Chaufferie
Filière CAP
circulation naturelle
25 MW th
Propulsion
Turboélectrique
4,4 MW
Acier de coque épaisse
60 HLES

Équipements
Agosta
Armes
Néant
Oui
Devis HT base 01/01/1970
190 MF
225 MF

C'est au Noël 1971 que le Département de Propulsion Nucléaire (DPN) du Commissariat à l'Énergie Atomique (CEA/DPN) remet au DMA un document nommé "Réflexions à propos du programme naval à long terme : faut-il prévoir un développement de navire à propulsion nucléaire ?" En réalité, il est établi à la demande même du DMA et est transmis à la DCN. Le bateau proposé est un Agosta à propulsion nucléaire. Le DCN répond par deux propositions : un Sous-marin Nucléaire d'Entraînement (SNE) et un Sous-marin Nucléaire d'Attaque Minimal (SNAM). Mais aucun des deux projets ne possèdent un système de régénération de l'air en continu.  (p. 133)

Le SNE est écarté à la demande-même de la DCN tandis que l'EMM (État-Major de la Marine) fixe officieusement (fiche du 15 février 1972) les capacités minimales pour qu'un SNA ait une valeur militaire : immersion maximale de 300 mètres, vitesse maximale de 22 nœuds, 12 torpilles, autonomie de 45 jours pour un équipage de 50 à 60 marins. C'est le fondement du futur accord qui sera trouvé entre toutes les parties. (p. 133)

Le CEA/DPN propose fin février 1972 une chaufferie dite CAP 45 qui peut être intégrée dans une coque de 7,6 mètres de diamètre et pouvant fournir 7 MW à la ligne d'arbre. Le SNAM marcherait 20 nœuds en circulation naturelle et 25 nœuds en circulation forcée avec cette pile. La DCN tire trois avant-projets à partir de cette nouvelle configuration qui renouvellent le SNAS sous un nouveau jour. 


SNAS
Sous-marin Nucléaire d'Attaque Simplifié
("Agosta nucléaire" avec CAP 45)
Variante
SNAS 1
SNAS 2
SNAS 2
Déplacement en surface (tonnes)
2150
1970
2110
Vitesse maximale en plongée (nœuds)
25,4
24,9
24,2
Stabilité
Correcte
Insuffisante
Limite
Chaufferie
Filière CAP
Circulation naturelle
45 MW th
Propulsion
Turbo-électrique
7 MW
Équipements
4 TLT
intérieurs
12 TLT
Extérieurs
4 TLT intérieurs
8 TLT extérieurs
Armes
12 torpilles
Devis HT base 01/01/1970
220 MF
213 MF
220 MF

C'est au début du mois de mars 1972 que le DMA propose au CEMM le concept de SNAS sur la base d'un Agosta à propulsion navale nucléaire avec une chaufferie CAP 45 et non plus sur la coque d'un Daphné comme pour la première mouture du SNAS. Ce concept rencontre une partie des caractéristiques retenues officieusement par l'EMM (fiche du 15 février 1972). L'Amiral de Joybert (nouveau CEMM (1er février 1972 - 14 juillet 1974) se déclare intéressé par ce nouveau SNAS et retient la variante 1 à 220 MF.


SNAR
Sous-marin Nucléaire d’Attaque Rapide
Déplacement en surface (tonnes)
3300
Vitesse maximale en plongée (nœuds)
33
Chaufferie
Filière CAP
Propulsion
?
Équipements
Identiques à ceux des Agosta
4 TLT intérieurs
Armes
12 torpilles
(4 aux tubes)
Devis HT base 01/01/1970
335 MF
 
Le DMA fait établir par la DCN un avant-projet de Sous-marin Nucléaire d'Attaque Rapide (SNAR) qui pousse au maximum de ses capacités la puissance thermique de la filière CAP avec l'armement du SNAS 1. Cette curieuse proposition - le plus rapide projet de SNA français dévoilé au fil de ces pages - intrigue. Elle ne pouvait pas être retenu par la Marine nationale car sinon comment expliquer que le SNA 69 ou l'une de ses cinq variantes (313 - 374 MF) n'ait pas été retenu en 1970 ? C'est peu ou prou le même coût unitaire de production pour la majeure partie des variantes. Cela revient à dire qu'il n'y avait pas besoin d'encadrer la proposition du plus petit dénominateur commun - le SNAS 1 de 1972 - entre le SNAS dans sa première proposition jugé à valeur militaire limitée et le SNAR ou un SNA 69. Le SNAR est écarté en mars 1972, sans surprise, pour raisons budgétaires. (p. 135)

Le SNAS 1 bénéficie d'un programme militaire portant sur un Sous-marin Nucléaire d'Attaque. Il prend une nouvelle appellation : SNA 72. Le Conseil de Défense du 28 novembre 1972 acte que le SNA 72 sera mis sur cale en janvier 1976 et que les quatre sous-marins de 1200 tonnes - la classe Agosta - seront les derniers sous-marins classiques construits pour la Marine nationale. (p. 59) L'Amiral de Joybert déclare au ministre que "si nous sommes passés du Rubis que vous aviez approuvé il y a trois ans [SNA 69] à cette proposition que nous faisons [SNA 72], c'est strictement pour une question d'argent unitaire. Ce sous-marin coûterait 150 MF de moins que l'autre actualisé." (p. 59) Cela permet de tenter de jauger le coût unitaire de production des SNA 69 (environ 370 millions de francs HT) et SNA 72 (un peu plus de 220 millions de francs HT) en 1972. 

Le projet de programme militaire du SNA 72 est approuvé par le ministre de la Défense le 3 janvier 1973. Le projet de programme militaire est diffusé en juillet 1973. Le 12 février 1974 le programme militaire du SNA 72 est transmis par l'Amiral de Joybert au Directeur Technique des Constructions Navales. (p. 59) Ce programme est examiné par le CSM le 28 novembre 1975 qui réussit à lui adjoindre une usine de régénération de l'air en continu (p. 135) Après deux éditions de la spécification d'ensemble, l'édition définitive est envoyée à l'EMM fin 1976 pour diffusion officielle. La Provence est mise sur cale le 11 décembre 1976.

Il est particulièrement intéressant de relever que le Statut naval de 1955 révisé par le rapport de l'Amiral Nomy le 20 octobre 1956 ouvre une fenêtre dans laquelle la plus grande priorité des forces sous-marines va au développement d'un sous-marin stratégique depuis le Q244 jusqu'à la mise sur cale du Redoutable en 1964. Ce n'est qu'à partir de l'année 1964 qu'une autre fenêtre s'ouvre au profit quant à elle d'un sous-marin de chasse entièrement orienté vers la lutte anti-sous-marine et dont la mission de soutien des SNLE est secondaire, lui conférant une certaine autonomie touchant à l'indépendance de l'aîné qu'est le sous-marine stratégique. Cette fenêtre se referme au 7 novembre 1969 quand le SNC 68 est remplacé par le SNA 69. Depuis cette date, le SNA se conçoit en France, encore dans le discours, par exemple celui de la Revue stratégique de Défense et de Sécurité nationale, comme un sous-marin dont la première mission est le soutien de la composante océanique de dissuasion

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