Les @mers du CESM


Les @mers du CESM - 19 avril 1944 :

Le cuirassé Richelieu participe au bombardement de Sabang, base japonaise en Indonésie. Le navire français, ayant rejoint l’Eastern Fleet commandée par l’amiral britannique Somerville, prendra part à trois autres opérations visant des bases navales ennemies. Après 52 mois passés en mer, le bâtiment rentre à Toulon le 1er octobre 1944. À nouveau déployé en Asie du Sud-Est l’année suivante, le bâtiment assistera à la capitulation du Japon dans la rade de Singapour le 23 septembre 1945.





05 janvier 2026

US Navy : « croiseurs cuirassés » classe Trump, le choc contre la stratégie géométrique ?

© Bloomberg, 22 décembre 2025.

     La classe Trump – si la dénomination survivait au 47th President of the United States (POTUS) – ou Defiant n'est pas la chimère du Chef de l'État de Tomainia où la « Golden Fleet » serait la résurgence du « Plan Z ». Fantasme de la puissance navale « pure » ? L'assise doctrinale du « battleship » repose sur des fondations vieilles de plus de soixante ans : depuis l'idée de disposer des UGM-27 Polaris A1 près des bordées du CGN-9 USS Long Beach (1961 – 1995). Le BBG(X), de par sa protection – la faculté hypothétique à encaisser et parer les coups –, est un « croiseur cuirassé » devant porter le feu au niveau tactico-opératif afin de produire le « choc » au niveau stratégique : enfoncer la stratégie géométrique chinoise. Sans présumer du succès ou de l’insuccès dudit programme, c'est la dernière étape théorique avant le « croiseur de bataille » : de 50 000 tonnes et peut-être à l'étude par NAVSEA ?

     Le 30 septembre 2025, Donald J. TRUMP, 47th President of the United States (20 janvier 2025) a prononcé un discours1, à Quantico et devant des centaines d'officiers généraux des quatre « Services », exceptionnellement rassemblés pour l'occasion. POTUS précisait vouloir s'exprimer relativement aux « great naval assets » à Norfolk le vendredi 03 octobre 2025 et le navaliste n'avait plus qu'à attendre ? Non, le mot « battleship » fût laché, à trois reprises :

Thirty-one billion—that's enough to buy a lot of battleships, Admiral, to use an old term. But I think we should maybe start thinking about battleships, by the way. [Laughter] You know, we have a Secretary of the Navy. He came to me because I look at the Iowa out in California, and I look at different ships the old pictures. I used to watch Victory at Sea. I love Victory at Sea. Look at these admirals. They—it's got to be your alltime—in black and white.

And I look at those ships. They came with the destroyers alongside of them, and, man, nothing was going to stop—they were 20 deep, and they were in a straight line, and there was nothing going to stop them.

And we actually talk about, you know, those ships. Some people would say, "No, that's old technology." I don't know. I don't think it's old technology when you look at those guns. But it's something we're actually considering—the concept of battleship. Nice, six-inch sides, solid steel. Not aluminum—aluminum that melts if it looks at a missile coming at it. It starts melting as the missile is about 2 miles away. [Laughter]

Loin des critiques faciles à l'encontre de l' « inconstance » de Donald J. TRUMP, les faits obligent à remarquer les rémanences de sa pensée navale. N'était-ce pas le même homme qui, le 15 septembre 2015, alors candidat au mandat de 45th President of the United States, qui s'exprimait devant la tourelle triple de 16 inch (406 mm) avant du BB-61 USS Iowa ? À dix années d'écart et à deux semaines près, l'homme passe du symbole à la mise à l'étude du BBG-1 USS Defiant.

    L'intuition inviterait alors à conclure a priori, sans examen des faits ni des déclarations, que Donald J. TRUMP caresserait l'idée de réintroduire le « battleship » depuis, au plus tard, 2015. Et qu'il y aurait eu un début de commencement d'exécution : aurait-il pris un Executive Order décrétant la réactivation des Iowa ? Ou alors il en aurait empêché par son cabinet, à plusieurs reprises ? Il aurait encore pu – déjà – s'exprimer depuis 2015 vis-à-vis d'un Long Range Shipbuilding program recentré sur la construction de « battleship ». Rien de tout cela, à la lumière de nos humbles recherches. Cela rend d'autant plus brutal la mention apparue dans le discours du 30 septembre 2025.

Il n'est donc pas évident de déterminer le cheminement du retour du « battleship » dans l'esprit de Donald J. TRUMP. Il y a pourtant eu l'intuition de Michael T. KLARE qui écrivait – le 15 mars 2017 ! - être convaincu que « If you are an American male of a certain age — Donald Trump’s age, to be exact — you are likely to have vivid memories of Victory at Sea, the Emmy award-winning NBC documentary series about the U.S. Navy in World War II that aired from October 1952 to May 1953. One of the first extended documentaries of its type, Victory at Sea traced the Navy’s triumphal journey from the humiliation of Pearl Harbor to the great victories at Midway and Leyte Gulf in the Pacific and finally to Japan’s surrender aboard the USS Missouri2. » Le lecteur a bonne mémoire des trois paragraphes lus plus haut : le discours du 30 septembre 2025 mentionne bien ce film et la représentation de l'esthétique de la puissance navale ayant frappé l'esprit du spectateur Donald J. TRUMP.

Face à l'Histoire, le « battleship » a pourtant disparu par, au moins, trois actes principaux :

     Dans l'océan Pacifique, la Task Force 1 était formée en avril 1942, malgré les dégâts subies par trois cuirassés à Pearl Harbor (07 décembre 1941) et grâce au basculement de trois autres depuis l'océan Atlantique. La formation de sept cuirassés de type Dreadnought mais « lents » (21 nœuds) fût dissociée des porte-avions malgré la demande émise en ce sens par l'Amiral Ernest Joseph KING, sur décision de l'Amiral Chester William NIMITZ. La lenteur des premiers ne permettait pas aux porte-avions plus rapides (30 nœuds) d'être pleinement employés si associés aux cuirassés. La ligne de bataille est remisée dans l'attente de la livraison des fast battleships.

     En Mer Méditerranée, les termes de l' « Armistice de Cassibile » (03 septembre 1943), commandait à la Regia Marina, confinait dans ses bases navales depuis près d'une année, de mettre ses bâtiments à la disposition des Alliés. L'armistice était annoncé à la radio par le Maréchal Pietro BADOGLIO, le 08 septembre. Le lendemain, depuis La Spezia, les cuirassés Roma, Vittorio Veneto et Italia (ex-Littorio) – soit la classe entière – se mettait en route pour Malte, le 09 septembre 1943, accompagnés de croiseurs et destroyers. Attaqué une première fois par un groupe de Dornier Do 217 sans subir de dommage, un deuxième groupe de bombardiers allemands l'engageait à nouveau. Ils employèrent des bombes planantes guidées par radio FX 1400. Touché à deux reprises, le Roma finissait par exploser.

     De retour dans l'océan Pacifique, l'opération Kikusui Sakusen 1, plus connue sous le nom d'opération Ten-Gō Sakusen, de la Marine impériale japonaise était lancée, le 07 avril 1945, dans le cadre de la bataille d'Okinawa (1ier avril – 22 juin 1945). L'Amiral Raymond Ames SPRUANCE ordonnait au contre-amiral Morton DEYO, commandant la Task Force 54, de s'opposer à la sortie japonaise, centrée sur le cuirassé Yamato. Pourtant, l'Amiral Marc Andrew "Pete" MITSCHER, commandant la Task Force 58, préemptait cette décision. Il détenait l'occasion « historique » de régler la querelle doctrinale entre les « battleship-centric doctrines » et les « carrier-based air power ». La TF 58 lançait ses avions et son commandant n'informa son supérieur, l'Amiral Raymond Ames SUPRUANCE qu'à la fin des catapultages. Ce dernier ordonnait, tout de même, au CA Morton DEYO de rassembler six fast battleships, en cas d'échec de l'attaque aérienne et de préparer un engagement en ligne de file. La TF 58 coulait le Yamato, sans les cuirassés de la TF 54. Démonstration était faite qu'une force centrée sur le porte-avions et sans l'appui de cuirassés pouvait battre, seule, une « battleship-centric force ».

 Le cuirassé BB-41 USS Mississippi recevait l'honneur de tirer la dernière salve d'un cuirassé contre un autre, lors de bataille du détroit de Surigao (25 octobre 1944). En trois actes, la « battleship-centric fleet » disparaissait et l'avènement de l' « engin » propulsé et guidé faisait une brillante démonstration de la loi sur l'économie des forces, balayant le cuirassé sans aucune contestation possible.

     Donald J. TRUMP serait-il un « capitaine stratégique », capable de plier les évènements par la seule force de sa volonté ? Il prétendrait réintroduire le « battleship », disqualifié par les opérations navales.

Il y a pour le navaliste de langue française un problème entre le vocable et son usage. Le vocable serait une contraction de langue anglaise, apparue en 1794, de line of battle ship. L'usage américain du vocable « battleship » véhicule une idée très similaire au mot français « cuirassé », sans le recouper totalement et ne serait pas autant encombré de ses devanciers du temps de la marine à voiles : car l'US Navy n'a jamais connu la bataille en ligne de file de cette période ? En outre, le vocabulaire naval américain distingue l' « ironclad » (environ 1859 - 1890) du « battleship » (environ 1880 – 1992) tandis que le « cuirassé », en France, a tendance à englober toute ou partie des ironclads. Il est à peu près d'usage « constant » que l'usage « moderne » américain du « battleship » distingue les cuirassés pré-Dreadnought puis Dreadnought et super-Dreadnought ou fast battleships.

La classe Trump ou Defiant, retour du « cuirassé » ? Cette acception du mot « battleship » est la moins probante au terme de l'étude des caractéristiques présentées. Et c'est déroutant puisque c'est très explicitement la volonté politique déclarée de Donald J. TRUMP. Pourquoi ne serait-ce alors pas un « cuirassé » ? Le vocable, selon la période grossièrement constatée (environ 1880 – 1992) implique un bâtiment conçu selon un savant balancement des caractéristiques entre les fonctions protection, feu et mobilité. Le cuirassé doit donc posséder :

  • une ceinture cuirassé, également d'autres protections verticales additionnelles et même une protection horizontale face aux tirs plongeants et surtout l'aviation, sans oublier un compartimentage serré et une protection anti-torpilles savamment étudié ;

  • une artillerie principale constituée de canons parmi les plus forts calibres disponibles et possédant une allonge devant lui octroyer la supériorité sur autrui ;

  • une propulsion à même de lui permettre de marcher à une vitesse lui octroyant la faculté d'engager l'adversaire à la distance désirée et de lui refuser de faire de même à une distance favorisant ce dernier (« zone citadelle »).

Selon les caractéristiques avancées par NAVal SEA systems command (NAVSEA), le 22 décembre 2025, il question de trois batteries :

  • « Main battery » :

    • Surface Launch Cruise Missile-Nuclear (SLCM-N),

    • 12 cellules « CPS » (Conventional Prompt Strike),

    • 128 cellules de lanceurs Mk41 ;

  • « Secondary battery » :

    • 32 MJ Railgun with HVP (Hight Velocity Projectile),

    • II x 5 inch Gun with HVP,

    • 2 x 300 kW ou 2 x 600 kW lasers ;

  • « Defensive battery » :

    • 2 x RAM Launchers ;

    • 4 x 30 mm Guns ;

    • 4 x ODIN Lasers ;

    • 2 x Counter UxS Systems.

La seule lecture desdites caractéristiques permet de répondre à la question : la batterie principale ne repose pas sur des canons du plus fort calibre disponible. Le « 32 MJ Railgun with HVP » de 32 inch est relégué à la « Secondary battery ». Ce sont bien les missiles qui constituent la batterie principale et sur laquelle repose tous les arguments « offensifs » du BBG(X). Et la rigueur oblige à constater que les missiles projetés sont soit en service, soit à l'étude alors que le Railgun a vu son développement abandonné (2006 – 2021). Une puissance de 32 MJ correspondant justement au démonstrateur livré par BAE Systems en 2007.

Et c'est étonnant car, par exemple, le DD(X) ou classe Zumwalt a été spécifiquement conçu pour remplacer les « battleships » de classe Iowa, dans leur rôle de soutien aux opérations amphibies par un appui feu naval. Ces « destroyers », déplaçant jusqu'à 16 000 tonnes à pleine charge, devaient porter deux tourelles simples de 155 mm (6 in)/62 caliber Advanced Gun System (AGS), abondées par des magasins recevant pour chacune 300 coups. Il y a un système de lancement vertical fort de 80 silos mais dédié à l'auto-défense. Et finalement, en raison de l'abandon du développement des systèmes d'artillerie : la tourelle avant est en cours de débarquement afin de permettre l'intégration de quatre lanceurs Advanced Payload Modules (APM), contenant chacun trois munitions et constituant ensemble une salve de douze Long-Range Hypersonic Weapon (LRHW) ou Dark Eagle (programme Intermediate-Range Conventional Prompt Strike (IRCPS)).

Sommes-nous embarquée dans une critique digne des pires thuriféraires de la « chapelle du canon » ? Face à un programme d'armement naval réputé caricatural, nous le serions tout autant à voir le plus gros canon être relégué à une place secondaire et nous n'oserions pas voir le pragmatisme dudit programme, reconnaissant la supériorité des missiles.

     C'est le cœur même de l'étude de l'objet car qu'est-ce qui sépare un « battleship » d'un « strike cruiser », autrement dit du « croiseur » : le degré d'élaboration et de densité des différentes protections verticales et horizontales ? Le devis de déplacement du BBG(X) est à cette aune particulièrement intéressant car l'US Navy a indiqué que l'étude du ou des avant-projets s'est étendue à des déplacements (à pleine charge ?) compris entre 30 000 et 50 000 tonnes. Elle s'est resserrée autour de 30 à 40 000 tonnes. Certaines indications plus récentes précisent finalement entre 35 000 et 40 000 tonnes. Un Zumwalt (16 000 t) modifié pour recevoir les trois batteries du BBG(X) atteindrait-il plutôt 20 ou 25 000 tonnes ? Probablement pas 35 000. Autrement dit, la constitution de la protection du BBG(X) bénéficierait d'un effort de l'ordre de 15 à 20 000 tonnes supplémentaires par rapport à ce qui a été consenti pour les Zumwalt.

Notre objet est donc un bâtiment de surface à la protection particulièrement dense et élaborée et dont les arguments « offensifs » ne sont pas spécifiques à ceux de son espèce. C'est peut-être là qu'il s'agit de repousser ultimement la qualification matérielle de « battleship », dans le sens français de « cuirassé ». Pareil bâtiment de ligne était le seul à pouvoir porter une artillerie principale composée du plus fort calibre disponible dans l'artillerie navale. Les missiles devant être portés par le BBG(X) ne sont pas spécifiques à une nouvelle espèce puisque pouvant être portés par les bâtiments de surface suffisamment grands pour les intégrer. N'avait-il pas été question de disposer des UGM-27 Polaris A1 près des bordées du CGN-9 USS Long Beach (1961 – 1995) ?

     Au terme de l'investigation, un bâtiment portant la batterie principale d'un croiseur et la protection d'un cuirassé peut être valablement qualifié de « croiseur cuirassé » (ou « armored cruiser » en langue anglaise). La classe Trump ou Defiant se distingue, sous cette perspective, des précédentes tentatives de l'US Navy d'introduire un nouveau croiseur à engins, devant remplacer ceux à canons hérités de la Seconde Guerre mondiale, à savoir les projets et avant-projets Strike Cruiser, CGN-42 (Virginia-class cruiser hull), Cruiser baseline, Aviation cruiser, Arsenal Ship et CG(X).

     L'innovation doctrinale contenue dans le BBG(X) la plus patente serait l'idée est l'idée que ce bâtiment doit pouvoir encaisser et parer les coups et qu'il s'agirait-là de son principal argument offensif. La « Main battery » servirait alors autant à participer à la protection qu'à exploiter la « percée », c'est-à-dire le fait d'opérer sous le feu de l'adversaire. Et dans la continuité de ce qui précède, le BBG(X) permettrait une sorte de nouvelle « battleship-centric force » car l'idée centrale est donc la « bataille ».

C'est sur cette notion centrale de « bataille » que se situerait la divergence politique portée par Donald J. TRUMP entre ce que peuvent permettre les Carrier Strike Group (CSG) centrés sur les porte-avions CATOBAR (Catapult Assisted Take-Off But (ou Barrier) Arrested Recovery) et le « battleship » classe Trump ou Defiant :

La « stratégie géométrique » chinoise repousse progressivement le fait aéronaval américain par les pressions induites par les bases navales, aéronavales et surtout la portée d'un ensemble d'armements conventionnels, pouvant être porteurs d'une charge militaire « spéciale » (nucléaire), représentés sur des cartes par des cercles concentriques sans cesse plus grands. Contrer ces armements dans un théâtre Pacifique ainsi façonné par la République populaire de Chine suppose une longue, complexe et difficile campagne à l'échelle opérative (phasage des opérations dans le temps et à l'échelle du théâtre) et géostratégique (conquête ou destruction des bases).

En revanche, le BBG(X) recèle l'idée d'un engagement apte à enfoncer les dispositifs adverses, jusqu'à être à la portée la plus utile pour produire l'effet escompté, se maintenir – un temps – sous le feu adverse puis se retirer. Une certaine idée de la « bataille décisive » ? Selon une lecture mahanienne, l'engagement de la flotte adverse par une bataille décisive permet de la détruire. Le vainqueur jouirait de la liberté de navigation et donc d'exploitation de la Mer. L'engagement engloberait tant l' « ennemi flottant » que ses « batteries côtières » et l'ensemble formerait la force à abattre. En ce sens, l'intégration à la du Surface Launch Cruise Missile-Nuclear (SLCM-N) comme élément constitutif à part entière, alors même qu'il est probable que ces munitions soient ensilotées dans les Mk41 strike length, signale le plus grand argument et la volonté de l'employer, dans la droite lignée de la Nuclear Posture Review 2018.

     Il y a l'idée de l'emploi du feu – même nucléaire – à l'échelle tactico-opérative afin de soustraire à l'adversaire le principal de sa force (navale) de bataille afin de produire un « choc » au niveau stratégique, de double nature puisque s'étendant aux stratégies navale (bataille décisive) et nucléaire (rétablissement de la dissuasion). Et ce faisant, il y a une potentielle inversion historique de la décision rendue par l'Amiral Ernest Joseph KING en avril 1942 : la rupture est de nouveau recherchée par la « ligne de bataille » constituée de « battleship » et le porte-avions est renvoyée à l' « exploitation opérationnelle » de celle-ci. Ce serait alors bien le retour d'une « battleship-centric force ».

 

 

 

1Donald J. TRUMP, « Remarks to the Department of War in Quantico, Virginia », 30 septembre 2025, URL : https://www.govinfo.gov/content/pkg/DCPD-202500970/pdf/DCPD-202500970.pdf, consulté le : 05 janvier 2026.

2 Michael T. KLARE, « Trump’s military nostalgia (or “Victory at Sea” all over again) – Rebuilding a last-century military to fight last-century wars », Le Monde diplomatique, 15 mars 2017, URL : https://mondediplo.com/openpage/trump-s-military-nostalgia-or-victory-at-sea-all, consulté le : 05 janvier 2026.

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