Les @mers du CESM


Les @mers du CESM - 19 avril 1944 :

Le cuirassé Richelieu participe au bombardement de Sabang, base japonaise en Indonésie. Le navire français, ayant rejoint l’Eastern Fleet commandée par l’amiral britannique Somerville, prendra part à trois autres opérations visant des bases navales ennemies. Après 52 mois passés en mer, le bâtiment rentre à Toulon le 1er octobre 1944. À nouveau déployé en Asie du Sud-Est l’année suivante, le bâtiment assistera à la capitulation du Japon dans la rade de Singapour le 23 septembre 1945.





15 janvier 2026

US Navy : Donald J. TRUMP et le deuxième moment « zumwaltien », le « hi-low mix » à l'apogée paroxystique

© Lloyd Burgess.

     L'Amiral R. ZUMWALT., nommé Chief of Naval Operations (CNO), le 14 avril 1970, voulait conserver le « Command of the Sea » face à la Военно-морской флот (ВМФ) СССР, bâtie par l'Адмирал флота Sergeï Georgyevich GORSHKOV (05 janvier 1956 – 09 décembre 1985) selon une stratégie bi-océanique (Atlantique – Pacifique). Le nouveau CNO, en quatre années, a recentré l'effort et choisi les armements, plateformes en service dans les années 1980 : les outils de la Maritime Strategy (07 janvier 1985). Donald J. TRUMP engage la construction navale américaine selon un « moment zumwaltien », toujours pour conserver le « Command of the Sea ». Enjeu pourtant cité par le seul Peter HEGSETH, 29th United States Secretary of Defense (25 janvier 2025), le 05 janvier 2026. Pour contrer les marines russe et chinoise dans deux océans, glacial Arctique et Pacifique, il n'y a pas remise en cause des rationalités de la stratégie navale. En revanche, il pourrait exister un compromis matériel avec la United States Navy (USN ou US Navy) selon de nouvelles rationalités matérielles, portant un « hi-low mix » à l'apogée paroxystique. Il ne manque plus qu'une synthèse doctrinale.

     L'Amiral Elmo Russell "Bud" Zumwalt Jr. était nommé Chief of Naval Operations (CNO), le 14 avril 1970, par Richard Milhous Nixon, 37th President of the United States (20 janvier 1969 – 09 août 1974), pour prendre ses fonctions le 1ier juillet 1970. L'un de ses premiers actes était d'entretenir Melvin Robert Laird Jr., 10th United States Secretary of Defense (22 janvier 1969 – 29 janvier 1973), du fait que « if our Naval forces are reduced below the level of [the current fiscal year], we will no longer be able to oppose them simultaneously in the Atlantic and Pacific Oceans1 » à la Военно-морской флот (ВМФ) СССР. L'ensemble des éléments de son action politico-administrative proposés sont largement inspirés du papier du Commander Joel HOLWITT2.

Le nouveau CNO débutait alors une revue holistique de 60 jours de la United States Navy : le Project SIXTY (1970) dont les conclusions furent présentées à Melvin Robert LAIRD Jr. puis transmises aux officiers généraux de l'USN et du United States Marines Corps (USMC). Les priorités énoncées dans ledit document pouvaient être rassemblées selon trois axes principaux d'effort, à savoir :

  • maintenir la « dissuasion stratégique » (Ship Submersible Ballistic, Nuclear Powered (SSBN)) de l'USN,

  • recentrer l'USN sur le « sea control » grâce à des armements et nouvelles plateformes en service dans les années 1980,

  • mettre en œuvre des réformes de la politique du personnel afin d'améliorer la fidélisation mais dont le détail ne sera pas évoqué ici.

     Évoquons brièvement la première de ces priorités qui n'est pas le cœur du sujet abordé ici mais participe de certaines remarques finales. L'Amiral R. ZUMWALT craignait les progrès soviétiques dans les armements nuclcéaires et l'atteinte « prochaine » de la fin du service opérationnel de 25 ans des « 41 for Freedom » (mise en service opérationnel : 1959 – 1967), c'est-à-dire les SSBN portant les missiles balistiques Mer-Sol Balistiques Stratégiques (ou Submarine Launched Ballistic Missile (SLBM)) des types UGM-73 Poseidon et UGM-96 Trident IC4. Connaissant les longs délais d'approvisionnement, il était convaincu que le Department of Defense devait « accélérer » immédiatement le programme des futurs SSBN type Ohio, confortés par l'étude STRATegic-eXperimental ou STRAT-X (1966 – 1967). Ce fût un succès car les 18 SSBN type Ohio entrèrent en service (1982 – 1997) avant la fin du potentiel opérationnel (1984) du premier des « 41 for Freedom ».

L'USN n'a pas fait autre chose dans le premier tiers du XXIième siècle quand la priorité première de ses dépenses « en capital » a été donnée, et énoncée dès septembre 2013 !, au programme Ohio Replacement Submarine / SSBN-X Future Follow-on Submarine, c'est-à-dire les futurs SSBN de type Columbia. Et avec les mêmes enjeux de « tuilage » car les marges de manœuvre étant plus ténues, l'USN aura très probablement à recourir aux sûretés prises : le programme Pre-Inactivation Restricted Availabilities (PIRA), devant prolonguer trois à cinq Ohio, afin de permettre l'entretien de jusqu'à 10 SSBN type Ohio simultanément déployés (soit 200 SLBM sur un total opérationnel de 240).

     La deuxième priorité dans l'ordre d'importance, centrale vis-à-vis de notre sujet, est le « sea control » grâce à des armements et nouvelles plateformes en service dans les années 1980, afin de conserver ou pouvoir rétablir le « Command of the Sea ». Dans cette perspective, il n'est peut-être pas inutile d'essayer de restituer le volume de l'US Navy, en « force-level goal ».

Il y avait 380 ships dans l'USN en 1938 puis le format fut successivement augmenté, au fur et à mesure de la montée en puissance de l'effort industriel, et donc de guerre, de l' « arsenal des démocraties » pour culminer à 6 084 ships en 1944 et même 6768 en 1945. Mais ce nombre chutait à 1248 dès 1946 car de larges parties des bâtiments des numerous fleets furent mothballed (mis en réserve), voire cédés. La cristallisation du conflit Est-Ouest (1947 - 1991) voyait le format osciller entre 800 et 1000 ships (1947 - 1969). D'où dans les années 1960 et surtout 1980 le « creux » engendré par les nombreux désarmements. Il était partiellement compensé dans les années 1980 grâce aux efforts déployés dans les années 1970.

Par-delà ces comptes d'apothicaires, la conviction de l'Amiral R. ZUMWALT est que l'US Navy n'est pas préparée à affronter la Marine soviétique car la supériorité nucléaire américaine est largement relativisée et la consœur soviétique largement préparée à un affrontement conventionnel avec la Marine américaine. Le CNO est convaincu qu'un réagencement des priorités opérationnelles est impératif : l'activité opérationnelle doit délaisser l'actuel triptyque (dissuasion stratégique, projection de puissance, lutte anti-sous-marine) afin de réduire les moyens dévolus à la projection de puissance, la présence en temps de paix afin de renforcer ceux dévolus au « sea control ».

Cette priorité se traduisait de plusieurs manières au plan matériel. La première a été une adaptation de l'existant afin d'illustrer le changement de cap par des mesures rapides, à savoir, et par exemple : la reconfiguration des groupes aériens embarqués des Attack Aircraft Carrier (CVA) afin de diminuer le nombre de squadron de l'USMC, tout en réhaussant ceux de l'US Navy ; accélération de l'intégration des systèmes Mk. 13 Phalanx CIWS (Close-In Weapon System) pour réduire la vulnérabilité des bâtiments de surface aux missiles anti-navires soviétiques modernes. Et l'augmentation de la production et de la diffusion du RGM-74 Harpoon afin de renforcer les capacités offensives de l'ensemble des bâtiments de surface.

Sur les moyen et long termes, les ambitions d'évolutions matérielles à donner à l'USN par l'Amiral R. ZUMWALT sont de nature intrinsèquement plus profondes et formalisées par le concept de « High-Low Navy ». Il n'apparaissait pas en tant que tel dans le Project SIXTY où le mot « Low » n'était cité que six fois et ne faisait pas même référence aux plateformes navales. Ce n'est que plus tard, durant son commandement, qu'il développera sa pensée à cet égard : « I am impressed with the need for sophistication in the sea control mission, to counter the high quality submarines being produced by the Soviets. We need sophisticated carrier task forces for defense against Soviet anti-ship missiles launched from either submarines, aircraft, or surface ships »3.

Le réglage matériel de la partie « High » du « Hi-Low mix » mérite d'être considéré très finement. Par exemple, la priorité première accordée à la dissuasion stratégique abouti au succès du renouvellement des SSBN et donc à la mise en service des Ohio. Mais concernant les numerous fleet, le choix matériel retenu a été quantitatif et non pas qualitatif. L'Advanced Performance High-speed Nuclear Attack Submarine (APHNAS) devait être un sous-marin autonome dans son action tactico-opérative, capable d'engager une force navale constituée là où les Los Angeles étaient regardés comme des sous-marins d'accompagnement des Carrier Strike Group (CSG).

Toujours sur le versant des CSG, le développement de l'intercepteur Grumman F-14 Tomcat (programme sauvé financièrement par l'Iran sur la période) et du Lockheed S-3 Viking a été poursui afin de renforcer leur profondeur stratégique et notamment leur aptitude à parer les nouveaux sous-marins soviétiques et repousser au loin une partie des plateformes aériennes portant des missiles anti-navires, modernes ou non.

La flotte de surface bénéficiait, certes, de la poursuite du développement des destroyers de classe Spruance. Toutefois, l'introduction prochaine du système de combat AEGIS, associé à des radars à faces planes imposait d'en choisir les futures plateformes. Et il intéressant que l'Amiral R. ZUMWALT n'engageait pas la mise à l'étude d'un nouveau type de destroyer, tel le Strike Cruiser (DARPA, 1970). Au contraire, les différentes options étudiées sur la période (CGN-42 (Virginia-class cruiser hull), Cruiser baseline, Aviation cruiser pour les principaux exemples) aboutissait au « croiseur » classe Ticonderoga (coque Spruance).

C'est plutôt la modernisation des forces de lutte anti-sous-marines, détachées des CSG, qui bénéficia des principales innovations considérées par l'Amiral R. ZUMWALT, à savoir que la plupart des destroyers reçurent des hélicoptères de lutte anti-sous-marine Kaman SH-2 Seasprite Light Airborne MultiPurpose System (LAMPS). Mais la principale pièce de la maestria du CNO demeurera, pour l'histoire, le Sea Control Ship. L'idée d'un porte-aéronefs très léger, pouvant être construit en nombre, devant singer les carrier vessel escort de la Seconde Guerre mondiale et donc permettre la décentralisation de la couverture aérienne de la flotte.

Aussi, il est à citer la classe classe Oliver Hazard Perry (62 unités) ou FFG-7 devant justement incarner la partie « Low » du mix. C'est à mettre en relation avec le Sea Control Ship mais aussi d'autres programmes abandonnés, comme par exemple les patrouilleurs rapides lance-missiles à hydrofoils de la classe Pegasus. Ce sont ces bâtiments qui devaient permettre de conserver le « force-level goal », malgré le désarmement des bâtiments hérités de la Seconde Guerre mondiale.

     Selon l'historien naval John B. HATTENDORF, l'accent mis sur la notion de « sea control » par l'Amiral R. ZUMWALT en faisant le principal objet des discussions de stratégie navale des années 1970 jusqu'à atteindre le point culminant lors des réflexions (1979 – 1985) précédents la rédaction de la Maritime Strategy (07 janvier 1985). C'est à cet égard qu'il y a un héritage ZUMWALT dans l'US Navy, sur l'orientation matérielle décidée pour renforcer la partie « High » du « Hi-Low mix ». Avec une certaine modération car les idées, avant-projets et projets les plus ambitieux furent écartées (différents avatars du cruiser APHNAS), même après ZUMWALT. La « pilot mafia » est peut-être le principal facteur, sans être le seul, de l'échec du Sea Control Ship et de toute forme de remise en cause du CVA.

Enfin, comment ne pas relier la direction donnée à l'US Navy par l'Amiral R. ZUMWALT et l'accent mis sur le « sea control » au succès du plan naval de REAGAN ? Le 40th President of the United States (20 janvier 1981 – 20 janvier 1989) faisait la promesse de redresser la situation navale américaine par le plan 600-ships Navy. La situation se stabilisait durant son premier mandant autour de 550 ships. L'apogée fut atteinte durant le deuxième mandat avec 594 ships en 1987, exploit renouvelé à 592 ships en 1989.

     Ce premier « moment zumwaltien » est le miroir dans lequel il peut être intéressant d'analyser les décisions navales prises par Donald J. TRUMP à la fin de la première année de son deuxième mandat (20 janvier 2025 – 20 janvier 2029). Il y a eut deux décisions consécutives ilustrant l'avènement d'un nouveau « Hi-Low mix ».

     La première a été la moins commentée, voire la moins comprise : John Cartwright PHELAN, 79th United States Secretary of the Navy (25 mars 2025) annonçait, le 19 décembre 2025 l'abandon du programme FFG(X) et donc de classe Constellation dont seules deux unités seraient construites au bénéfice du lancement d'un nouveau programme, baptisé FF(X) et dont la première unité serait mise en service dès 2028, à partir d'une proposition industrielle de la société HHI, extrapolée des côtres de la classe Legend de l'US Coast Guards (USGC). Le programme peut être comparé aux patrouilleurs ou corvettes de certaines marines européennes – en particulier le programme Patrouilleurs Hauturiers (PH) de la Marine nationale – dont la raison d'être est principalement les missions de présence, même face à une opposition navale, voire dans le cadre d'un conflit dit de « basse intensité ».

Le fait est loin d'être anodin et se doit d'être apprécié très finement car il s'agit presque d'une mesure matérielle devant ajuster le partage des missions opérationnelles du temps de guerre ou de crise entre l'USGC et l'US Navy. Les côtres de la classe Hamilton possédaient des capacités de lutte anti-sous-marines. Le sens de la décision rendue par John Cartwright PHELAN reviendrait à acter que l'USGC ne mènera plus de telles missions, même en temps de guerre quand cette administration est directement intégrée à l'USN. Plus largement, la décision est présentée comme une évolution matérielle devant permettre de libérer nombre de destroyers de type Arleigh Burke de missions de présence dans des théâtres ne les nécessitant pas. Mais cela peut aussi s'entendre comme le fait d'acter un engagement potentiellement réduit de l'USGC aux côtes de l'US Navy dès le temps de paix, malgré les différents documents stratégique postulant une action tri-service. Il y aurait dès lors une centralisation des opérations navales s'apparentant de près ou de loin à du « sea control » offensif.

Rien n'a été dévoilé quant à l'étendu de la mesure, aujourd'hui jaugée à 30 unités. Mais il ne serait pas étonnant qu'elle soit étendue car pouvant être le vecteur d'un aguerrissement du corps des officiers, permettant un premier commandement à la mer aux « junior officer ».

     La deuxième mesure est le programme BBG(X), annoncé le 22 décembre 2025. Il peut être avancé que s'il a été beaucoup « commenté », en raison du choc psychologique induit par l'emploi du vocable de « battleship », en revanche : il n'a probablement pas été compris les tentatives d'analyse sont rare. Par rapport à notre propos, l'existence de ce programme est un choix foncièrement différent de ceux édictés par l'Amiral R. ZUMWALT et de ses successeurs qui avaient régulièrement écarté les grands bâtiments de surface proposés. Ils ne cédèrent qu'à la réactivation de la classe Iowa mais l'US Navy demeura une force navale « carrier-based air power ».

Le sujet du BBG(X) n'est pas d'essayer de déterminer s'il sera effectivement construit et, dans l'hypothèse positive, si la classe Trump ou Defiant atteindra bel et bien entre 25 et 30 unités. Mais bien d'observer l'effet d'éviction de cet objet vis-à-vis du programme DDG(X) qui serait tout bonnement abandonné4 car remplacé par le nouveau venu ! Il ne s'agit pas seulement d'un « objet nouveau » mais bien d'une sorte de moment paroxystique du grand bâtiment de surface qu'il puisse être qualifié de « battleship » ou « cruiser » - voire même d' « armoured cruiser » (croiseur cuirassé).

     Nous sommes bien face à une sorte de deuxième « moment zumwaltien » où l'accent est également mis sur le « sea control » et les deux parties du « Hi-Low mix » sont quasi-simultanément annoncées (19 et 25 décembre 2025). Et il est logique de s'attendre à de nouvelles décisions structurantes puisqu'il faudra bien faire accompagner cette sorte de « super-destroyer » que sont les BBG(X) par les successeurs des destroyers type Arleigh Burke.

     Cela amène l'interrogation quant à une future synthèse doctrinale car comment agencer la future « battleship-centric force » avec la Distributed Maritime Operations (DMO) ? Le Vice-Amiral. Thomas S. ROWDEN5 postulait de conserver l' « offensive sea control » par la décentralisation de la « dispersed lethality ». Mais le programme BBG(X) postule l'emploi d'un armement offensif dont l'un est spécifiquement conçu pour porter une charge militaire « spéciale » (nucléaire) – le Surface Launch Cruise Missile-Nuclear (SLCM-N) – tandis que rien n'interdit de conférer à moyen terme une capacité nucléaire au « CPS » (Conventional Prompt Strike). L'enjeu est bien de rétablir la supériorité conventionnelle de l'US Navy par l'engagement du feu nucléaire face à la République populaire de Chine et c'est en cela que c'est comparable à la Maritime Strategy qui ambitionnait, rien de moins, que de partir à l'assaut des deux bastions soviétiques en Mer de Barents et d'Okhotsk afin de détruire les composantes stratégiques et non-stratégiques de la Marine soviétique.


 

 

 

1Admiral Elmo R. ZUMWALT Jr., « USN, “Project SIXTY” », 10 septembre 1970 in John B. HATTENDORF (dir.), U.S. Naval Strategy in the 1970s: Selected Documents, Paper no 29, Annapolis, Naval War College Press, 2007, pp. 01-30.

2Commander Joel HOLWITT, « “Regaining the Undisputed Supremacy at Sea”: Lessons from Admiral Elmo Zumwalt’s Priorities and Errors », U.S. Naval Institute, Naval History, CNO Naval History Essay Contest—First Prize Winner, décembre 2020, URL : https://www.usni.org/magazines/naval-history-magazine/2020/december/lessons-admiral-elmo, consulté le : 15 janvier 2026.

3Admiral Elmo R. ZUMWALT Jr., « USN, “Project SIXTY” », 10 septembre 1970 in John B. HATTENDORF (dir.), U.S. Naval Strategy in the 1970s: Selected Documents, Paper no 29, Annapolis, Naval War College Press, 2007, pp. 17-18.

4Matthew OLAY, « Trump Announces New Class of Battleship », U. S. Department of War, Pentagon News, 22 décembre 2025, URL : https://www.war.gov/News/News-Stories/Article/Article/4366952/trump-announces-new-class-of-battleship/, consulté le : 15 janvier 2026. « The new Trump-class battleships will replace the Navy's previous plans to develop a new class of destroyer, the DDG(X). However, the sea service intends to incorporate the capabilities it had planned to employ on that platform into the new Trump-class ships. »

5RADM Thomas S. ROWDEN, « Surface Warfare: Taking the Offensive », CIMSEC, 14 juin 2014, URL : https://cimsec.org/surface-warfare-taking-offensive/, consulté le : 15 janvier 2026.

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