Les @mers du CESM


Les @mers du CESM - 19 avril 1944 :

Le cuirassé Richelieu participe au bombardement de Sabang, base japonaise en Indonésie. Le navire français, ayant rejoint l’Eastern Fleet commandée par l’amiral britannique Somerville, prendra part à trois autres opérations visant des bases navales ennemies. Après 52 mois passés en mer, le bâtiment rentre à Toulon le 1er octobre 1944. À nouveau déployé en Asie du Sud-Est l’année suivante, le bâtiment assistera à la capitulation du Japon dans la rade de Singapour le 23 septembre 1945.





mercredi 24 juin 2015

Le Groupe Aéronaval du Béarn à la poursuite de l'Amiral Graf Spee (5 octobre - 17 décembre 1939)

© Inconnu. Le porte-avions Béarn revêtu de sa peinture "razzle dazzle" probablement en 1939.

Le livre Histoire des porte-avions (Paris, Fernand Nathan, 1980) d'Antony Preston - qui commettait aussi l'Histoire des destroyers (Paris, Fernand Nathan, 1980) et Histoire des croiseurs (Paris, Fernand Nathan, 1981) - réserve quelques surprises à son lecteur français car le fait aéronaval tricolore y est traité. Et à cette occasion nous découvrons un épisode très peu connu où le porte-avions Béarn était engagé au combat.

L'auteur narre la réaction des Alliés à la sortie du Deutchland et de l'Amiral Graf Spee dans l'Atlantique Nord (pp. 70-71) une semaine avant la déclaration de guerre (1er septembre 1939). Les deux navires semblent vouloir perturber la navigation commerciale en Atlantique. Le premier regagne ses bases navales allemandes après avoir coulé deux bateaux. 

Mais le deuxième demeure en croisière. Il appareillait de Wilhelmshaven le 21 août 1939. Le 26 septembre, quand il reçoit l'ordre d'attaquer la navigation alliée, il est d'ores et déjà dans l'Atlantique Sud à cette date.

La décision de chasser activement le Graf Spee n'est prise que lors de la perte du Clement (30 septembre 1939), un cargo britannique, au large de Pernambouc (Brésil). Le navire de commerce est arraisonné, son équipage transféré sur un cargo grec (neutre) puis coulé. La nouvelle de sa perte provoque une réaction de Londres.

L'Amirauté anglaise réagit avec vigueur et de concert avec la Marine nationale, neuf groupes navals (Forces F, G, H, J, M et N) sont mis sur pied entre les 5 et 7 octobre pour intercepter le Graf Spee dont quatre avec porte-avions :
  • Force I : porte-avions Eagle et deux croiseurs, opérant depuis Ceylan ;
  • Force K, porte-avions Ark Royal et croiseur de bataille Renown, croisant au large de Recife ;
  • Force L, porte-avions Béarn, croiseur de bataille Dunkerque et trois croiseurs, au large de Brest ;
  • Force X (ex-Forces M, N et/ou Y ?) : porte-avions Hermes et croiseur de bataille Strasbourg à Dakar (7 octobre).
Le 5 octobre, le groupe aéronaval composé du Béarn et du Dunkerque semble croiser au large de Brest, date à laquelle le raider croise dans les parages de Sainte Hélène. Le 13 décembre 1939, la bataille de La Plata ne départage pas encore les protagonistes. Finalement, le raider se saborde le 17 décembre. 

Selon Antony Preston, aucun des quatre porte-avions ne pu repérer le Graf Spee.  Par contre, et toujours selon l'auteur, l'arrivée de la Force K (porte-avions Ark Royal et croiseur de bataille Renown) dans l'Atlantique Sud obligea Hitler à rappeler l'Amiral Graf Spee pour l'Allemagne.

Dans le cas français, il est encore bien difficile de connaître les évolutions du Béarn et du Strasbourg au cours de cette opération. Tout comme la composition du groupe aérien embarqué. Malgré les défauts du Béarn (lent), l'embarquement d'appareils plus modernes (Vought V-156F, Potez 633, LN 401 et Léo 30) auraient pu le transformer en outil opérationnel bien utile.

Cette accrochage manqué avec le raider allemand était une occasion perdue de confronter l'outil aéronaval français aux opérations aéronavales afin de hâter les réflexions sur le sujet.

Pourquoi ce groupe aéronaval n'était-il pas envoyé en soutien de la campagne de Norvège ?

1 commentaire:

  1. le bearn avait une flotille d'avions declassés.ce sont les"huricanes"qui ont gagné la bataille d'angleterre,pourtant inferieurs.il y avait en france d'autres avions,tels les curtis75,qui firent de gros dégats au sein de la lutwaffe...la frilosité des etas majors de la marine française,et l'abandon par l'e,m.anglais nous coutera tres cher.....

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