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Les @mers du CESM


Les @mers du CESM - 19 avril 1944 :

Le cuirassé Richelieu participe au bombardement de Sabang, base japonaise en Indonésie. Le navire français, ayant rejoint l’Eastern Fleet commandée par l’amiral britannique Somerville, prendra part à trois autres opérations visant des bases navales ennemies. Après 52 mois passés en mer, le bâtiment rentre à Toulon le 1er octobre 1944. À nouveau déployé en Asie du Sud-Est l’année suivante, le bâtiment assistera à la capitulation du Japon dans la rade de Singapour le 23 septembre 1945.





lundi 22 juin 2015

Renforcer la puissance navale française ? La Base Aéronavale Déplaçable

© Inconnu. Le hangar ouvert à bord de La Galissonnière (T56).



La surveillance des espaces maritimes de l'Archipel France (11 millions de km² de zones économiques exclusives) est un défi stratégique. La dévolution de nouvelles prérogatives étatiques dans ces espaces, compris entre la mer territoriale (12 nautiques depuis la ligne de base) et la limite des 200 nautiques, par la Convention des Nations unies sur le Droit de la Mer (CNDUM), obligent les États à augmenter leurs capacités de SURveillance MARitime (SURMAR).

Et cela, au nom d'un certains nombres d'engagements juridiques internationaux qu'ils ont contracté, comme par exemple le sauvetage en mer. D'autre part, ils doivent aussi faire respecter leurs prérogatives économiques car c'est la raison d'être des ZEE. L'autorité étatique délivre les divers titres et autorisations d'exploitation des richesses marines pour en toucher un certain nombre de ressources fiscales. Sans dispositif de surveillance, les zones économiques exclusives demeureront une zone libre de pillage libre pour paraphraser Car Schmitt. En France, un navire de prospection pétrolière avait été surpris au large d'Europa (océan Indien) en 2013 sur autorisation... du Mozambique ; c'est bien la preuve qu'il ne s'agit pas seulement de faire la chasse aux pêcheurs non-autorisés.

L'une des difficultés pour procéder à la surveillance maritime des espaces maritimes français est de pouvoir les atteindre par un certain nombre de moyens aéronavals. Toutefois, la limite des diverses formules opérationnelles est géographiquement atteinte dans les océans Indien et Pacifique. Pour le premier, l'archipel des Kerguelen est séparé de la Réunion par 3400 km de mer ; la présence de pétrole est soupçonnée dans les eaux alentours de cet archipel. Dans ce dernier, l'île de Clipperton est distant de 6000 km de Tahiti. Les exemples sont nombreux pour montrer l'étendue de l'Archipel France et donc, la difficulté pour surveiller et intervenir en ses parties les plus reculés. Les quatre Atlantique 2 non-modernisés et dédiés aux missions de SURMAR, malgré leur 4300 nautiques de distances franchissables, atteindront leurs limites face à ce défi géographique.

Nous proposons de dessiner un Archipel France en trois cercles concentriques :
  • le premier comprend le territoire européen et les zones d'intervention traditionnelles de la France, soit l'Atlantique Nord (dissuasion océanique), la Méditerranée (concentration de la Flotte depuis le XIXe siècle) et l'Afrique de l'Ouest ;
  • l'ensemble des collectivités d'Outre-mer défendus par les forces de souveraineté, soit Saint-Pierre-et-Miquelon, les Antilles, la Réunion et Mayotte, la Nouvelle-Calédonie et la Polynésie française ;
  • le troisième cercle comprend tous les territoires et domaines de l'Archipel France non-compris dans les précédents, et souvent non-habités.
La surveillance maritime se complique autant par la réduction constatée du volume général de la Flotte et des parcs de l'Aviation navale qu'en raison du défi géographique de cet ensemble. 

Mettons de côté la question des moyens dédiés aux missions nécessaires dans les premier et deuxième cercle de l'Archipel France. Concernant le troisième, il s'agit là de territoires presque exclusivement situés aux antipodes de tous les autres, souvent si ce n'est tout le temps aux limites et au-delà des capacités de surveillance aérienne et d'intervention maritime.
Nous pourrions, en changeant de paradigme, sortir de la quadrature du cercle qui exigerait, si nous voulions tout surveiller convenablement, des avions toujours plus endurants, donc encore plus coûteux, et des navires toujours plus nombreux. Ce qui participerait des mécanismes de réduction des volumes de la Flotte et des parcs d'aéronefs.

C'est pourquoi le concept de "Base Aéronavale Déplaçable" (BAD) nous paraît intéressant à proposer. Il s'agirait de pouvoir déplacer un certain nombre de bases aéronavales légères d'une île à l'autre, soit deux de ces bases dans les deux océans indiens et Pacifique afin de montrer régulièrement le pavillon et de disposer d'une surveillance effective.

C'est pourquoi nous imaginons un système capable de fonctionner en toute autonomie pendant 6 à 8 semaines sur son site de déploiement et trois mois de rotations entre les îles avant d'être régénéré totalement au port base. Chaque système devrait pouvoir être envoyé en mission deux à trois fois chaque année.
Un navire de l'Action de l'État en Mer (AEM) devrait être capable d'en transporter une d'un lieu à l'autre en une seule rotation (exemple du B2M et peut-être des BATSIMAR). Cela implique de pouvoir débarquer les modules. Un porteur polyvalent terrestre doit pouvoir porter n'importe quel conteneur en étant-lui même déposé dans un chaland. Il doit enfin être capable de porter sa charge depuis la plage jusqu'au site le plus adapté.

De quoi se compose une telle base aéronavale ?
  • Conteneur 1 : un hélicoptère (classe des 1 tonnes), ses rechanges et le conteneur sert comme plateforme aéronautique une fois dépliée (exemple du hangar de La Galissonnière) ;
  • Conteneur 2 à 5 : le système Batlift (hangar gonflable (22m x 15m x 11) de Nexter ;
  • Conteneur 6 : une demi-douzaine de motos (à l'exemple de la Yamaha XTZ 660 Ténéré de l'Armée de Terre) et un Véhicule Léger Tactique Polyvalent.
  • Conteneurs 7 à 9 : carburant et autres consommables liquides ;
  • Conteneur 10 : les groupes de production d'énergie pour les infrastructures à terre ;
  • Conteneur 11 : une chambre froide et les vivre ; 
  • Conteneur 12 : les communications, un radar et autres matériels ;
  • Un intercepteur naval, à l'exemple du DV15 des Constructions Mécaniques de Normandie.
L'ensemble de ces conteneurs n'est proposé là qu'à titre indicatif. Le choix des tailles et la répartition ingénieuse du matériel pourrait en faire diminuer légèrement le nombre. Le nombre d'hommes et de femmes nécessaires pour armer le dispositif pourrait être compris entre 20 et 30, soit l'équipage d'un navire de l'AÉM, à l'instar d'un B2M par exemple.

La base aéronavale déplaçable, d'un coût d'environ 8 à 10 millions d'euros, permettrait de montrer le pavillon dans la durée, là où les moyens traditionnels ne font que s'attarder quelques dizaines de minutes (avions) ou quelques jours (navire). Ses moyens de surveillance (aéronef et véhicules terrestres) doivent permettre à l'intercepteur d'arraisonner les contrevenants.

Ces quatre bases aériennes projetables permettraient de renforcer considérablement la permanence de la surveillance aéromaritime dans le troisième cercle de l'Archipel France pour une somme relativement modeste : 40 millions d'euros, soit presque autant que le coût d'un patrouilleur hauturier modeste. Ce système pourrait être compléter par quelques modules supplémentaires, notamment pour des expéditions scientifiques car ces territoires intéressent souvent les sciences.

21 commentaires:

  1. Pour info, Kerguelen est déjà un site regroupant militaires (site d'écoute) et scientifiques qui ne demande qu'a être développé (pas de quai, juste un débarcadère).

    Sinon, le problème selon moi, n'est pas de déployer une base au sol "mobile" avec un aéronef ou plus.

    Un système coûteux en terme de déploiement et de redéploiement avec des moyens inefficaces face à des navires prenant soin de cacher leur identité. Ces navires inconnus pourraient alors continuer à mener leurs petites affaires malgré les gesticulations aériennes françaises.

    Bref, résultat nul, sans effet saut celui de pomper un peut plus de fric avec pour résultat de se ridiculiser.

    Seul un navire avec des moyens d'intervention (nautique et aérien) peut être dissuasif et efficace pour arraisonner un navire pris en flagrant délit.
    Sans un outil de ce type et en nombre suffisant, la France sera incapable de faire respecter sa souveraineté sur ses îles inabritées ou non comme sur ses ZEE.

    Il serait peut être temps de scinder notre Royale en une vraie marine de guerre et de l'autre, une marine de garde côte regroupant les différents services d'état (douane, gendarmerie maritime, affaires maritimes ..) sous une seule et même autorité, permettant ainsi de regrouper moyens humains comme navals pour une meilleur couverture de notre espace maritime. Cela permettraient sans doute de trouver des ressources pour de nouveaux navires, d'harmoniser et d'optimiser cette flotte hétéroclite mais aussi, de mieux la répartir et d'y assigner certains bâtiments sur ces dites zones économiques pillées de façon temporaire ou plus...

    La France devra choisir tôt ou tard entre défendre ses intérêts ou ceux des autres pays européens qui n'assument pas leur propre défense.

    La France, 1er espace maritime d’Europe n'a plus les moyens d'assumer à elle seule une grande marine de guerre à la Française et une flotte destinée à l'action de l'état à la mer.

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    1. Permettez-moi de laisser de côté tous vos développements sur le manque de sousous et les gesticulations administratives car je ne vois pas en quoi votre division administrative accélère des programmes.

      Tout comme, il me semble qu'un navire de l'Action de l'Etat en Mer en action hauturière surveille des espaces par l'action d'aéronefs (avions basés à terre, hélicoptères embarqués ou drone), de ses propres senseurs et intervient par embarcations ou hélicoptères. Dans ma proposition, ces capacités sont reproduites. Vous semblez oublier qu'un navire reconnaît un navire suspect soit à portée de vue de la passerelle ou via un aéronef ou une embarcation.

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    2. le regroupement de différentes structure dans une seule organisation aurait pour conséquence de supprimer les doublons, de réduire les coûts et donc de faire des économies d'échelle pour construire des outils adaptés à notre zone maritime de 11 millions de Km²

      Si un navire de l'Action de l'État en Mer (AEM) était capable de déployer une telle base aéronavale déplaçable (soir une bonne douzaine de container + 20 à 30 militaires) celui-ci devrait de toute façon rester sur zone pour compléter l'action de ce dispositif à terre sinon celui-ci ne servirait à rien sauf de constater les pillages et sans pouvoir les identifier systématiquement.

      Dans ce cas pourquoi ne pas disposer d'un navire dédié (bâtiment base) apte à rester longtemps sur zone avec les moyens adaptés à ce type de mission dans des conditions de confort et surtout de meilleur sécurité.

      Même à portée de vue, un navire suspect peut avoir masqué son identité. Cela nécessite alors, une intervention pour arraisonner le contrevenant. D'où le besoin de déployer un navire pour intervention et pas seulement une équipe à terre pour faire de l'observation et constater uniquement ces infractions.

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    3. Alors, vous, vous n'avez peut-être jamais vu un porté de semi-rigide par hélicoptère ou la dépose d'une équipe d'intervention par hélicoptère. Vous n'avez peut-être pas plus vu les caractéristiques et les capacités d'un B2M de la classe d'Entrecastaux ou ce que peut faire le Marion Dufresne II. Ni ce qu'est l'intercepteur DV15 des Constructions Mécaniques de Normandie.

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  2. Euh! Je ne vois pas l'intérêt de construire de telles bases déplaçables si c'est pour assurer une permanence constante en un endroit particulier, et renouveler ces modules tous les 2-3mois. Autant y créer des stations permanentes à l'image de celle située aux îles kerguelen. Ont sait faire des stations vies, et les ravitailler régulièrement à l'aide d'un B2M, B3M ou autre BATSIMAR.
    Après, il y aurait effectivement un intérêt à y mettre une station permanente regroupant 20-30 militaires disposant d'une petite station météo, d'un radar maritime, 2-3 DV15, quelques zodiacs, et éventuellement d'un hélicoptère léger de la classe EC-120, bien qu'un simple drone de surveillance du type Camcopter S-100 me paraisse amplement suffisant.
    Au delà, il est certain que nos DOM-TOM auraient besoin d'une surveillance plus complète, nécessitant une présence plus régulière du côté de Clipperton, des îles Polynésiennes et des TAAF

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  3. Il n'est pas question de projeter une base aéronavale en un point fixe mais de déplacer régulièrement celles-ci sur n'importe quelle des îles en notre possession. C'est la différence entre le passage épisodique d'un navire ou d'un aéronef et l'installation d'un point d'appui ou d'une base permanente.

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    1. Quite à devoir mettre en place des infrastructures pour accueillir le navire qui déposera ces modules et l'emplacement pour ces modules, autant les mettre sur une île bien positionnée avec des infrastructures fixes. Cela coutera moins cher

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    2. En l'espèce, il n'est pas question de construire des infrastructures fixes.

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    3. Je ne sais pas si mon commentaire est passé.
      Bref, base mobile ou fixe, il est nécessaire d'avoir un bout de quai pour décharger le navire, d'une voie carrossable pour déplacer les modules, et d'une dalle ou d'un terrain suffisamment stable pour supporter dans la durée ces modules. Bref, je vote pour construire du permanent, le coût n'étant pas forcément beaucoup plus élevé, et la pertinence étant meilleure, il me semble.
      De plus, dans tous les cas de figure, aussi bien l'hélicoptère léger que le DV15 ont une autonomie limité qui réduit le rayon d'action à environ 200km, ce qui correspond probablement aussi à la portée d'un radar maritime. Bref, il faudra de toute façon des navires hauturiers pour compléter le dispositif.
      En revanche, il est possible d'augmenter la portée de ces radars maritimes en les placant sur un ballon captif. Là, cela devient intéressant et le dispositif local devient efficace, celui-ci faisant appel à une GS si besoin.

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    4. Avec un EC120 (>300 km de rayon d'action) et un DV15 (360 nautiques d'autonomie... à >40 noeuds !), nous atteignons les limites des 200 miles nautiques, ce qui rentre dans le cadre, non ?

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    5. Avec une autonomie lui permettant 700km, l'EC-120 peut effectivement aller à 200-300km et revenir, mais la limite de la ZEE est à 200 MN (370km), et pour quelle autonomie sur place?
      Le DV15 peut parcourir 360MN à 40nds, ce qui lui permet d'aller à 150-180MN de son point de base. Là encore, le rayon d'action est limité (même s'il doit être significativement plus important à 20nds), mais pour quelle autonomie sur place?
      200MN, c'est la largeur de la ZEE, mais lorsque celle-ci n'est pas étendue en considérant le plateau continental. Ce qui veut dire qu'elle peut être encore plus grande. Enfin, la ZEE est determinée à partir de l'ensemble des îles. Dans le cas des îles du Pacifique, comment aller au bout de la ZEE puisque la limite est à 200MN d'une autre île pouvant être relativement lointaine? A moins de multiplier le nombre de base?
      Tout cela est faisable, mais sans marge. Or, cette marge est importante puisqu'elle permet de rester sur zone, balayer plusieurs zones, ...
      La polynésie française, c'est plus de 4,7M de km², soit l'équivalent d'un carré de 2000km de côté. Combien de bases alors? Pour balayer toute la zone, il faudrait alors au moins 25 bases avec un DV15. Il va falloir choisir

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  4. Autant construire un navire dédié pouvant assurer une mission aussi longue sans ravitaillement et qui éviterait de mobiliser un navire juste pour déplacer des pions.

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    1. Alors, vous, vous n'avez pas pris connaissance des missions logistiques pour déplacer des "pions" dans l'océan Indien, par exemple, où des militaires de l'Armée de Terre sont déplacés d'une île à l'autre. Tout comme, le PLV et les FS ayant mission de patrouilleur jusqu'aux Kerguelen et Terre Adélie, ont ou auront pour vocation de déplacer des "pions". Ce n'est pas si choquant de proposer d'en rajouter un ou deux dans la boucle.

      Et comme nous manquons de patrouilleurs - je me permets de souligner que nous n'avons pas les 100 millions d'euros annuels pour lancer BATSIMAR -, ce qui fait qu'ils ne demeurent pas sur zone pendant des semaines, proposer de déplacer une base aéronavale c'est marquer une surveillance aéromaritime de longue durée qui ne manquera pas de surprendre bien des contrevenants là où ils n'y sont pas habitués grâce à un hélicoptère et un... intercepteur naval.

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  5. Par exemple, concernant les îles éparses, un bâtiment base comme le siroco aurait été un choix judicieux. Ayant eu comme port d'attache l’île de la Réunion et comme point d'appui Mayotte, plus des pistes sommaires, une sur europa occupée en permanence et sur les îles grande glorieuse, tromelin et juan de nova, visitées régulièrement, ce bâtiment aurait largement suffit pour renforcer la présence française en remplaçant le Batral "la Grandière". Avec un radier embarquant au minimum un CTM pour le ravitaillement des îles, deux à trois vedettes pour patrouiller ou intervenir sans compter les installations aéronavales, hospitalières etc..

    Pour ce qui est des TAAF (Kerguelen, Crozet, Saint-Paul et Nouvelle-Amsterdam), zone plus isolée ou un renforcement de la présence Française ne semble envisageable que par
    1) une augmentation des infrastructures type piste d'aviation avec hangar et quai d’accostage pour navire.
    2) la construction d'un voir deux navires appropriés à la navigation dans cette partie de l'océan (sorte de remorqueur / ravitailleur océanique apte à la navigation dans les glaces et suffisamment grand pour accueillir des containers, des installations aéronautique et hospitalière et la drome nécessaire.

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  6. Tout ce que vous avez pour le canal du Mozambique est le B4M (4e B2M) avec le passage ponctuel d'une FS et peut-être du Malin. Tout ce que vous avez pour les TAAF est le Marion Dufresne II (n'appartenant pas à la Marine) et le B3M/PLV avec le passage ponctuel d'une FS et du Malin.

    Pour tout le reste, vous n'aurez pas sans augmentation du budget puisqu'il n'y a même pas un flux de 100 millions d'euros pour lancer BATSIMAR depuis 2012. Le programme est avancé de 2024 à 2022. C'est dire le manque de trésorerie.

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  7. Garantir la souveraineté de notre espace maritime nécessite une présence presque permanente et non pas ponctuelle. je ne dis pas que votre idée n'est pas inintéressante, mais que son coût par rapport à son efficacité dans un temps limité ne suffira pas à empêcher les infractions.

    Pour garantir une présence permanente dans des zones reculées comme les TAAF ou clipperton, dans le but de faire respecter la souveraineté de notre espace maritime, mieux vaut avoir une rotation de navires pour assurer la permanence plutôt que de perdre son temps a déplacer des pions tous les 2 ou 3 mois d'une zone à une autre.

    De plus, chacun de ces espaces est un cas a part (espace a surveiller, nombre dîles ou d'îlots, distances à franchir, climat etc...), nécessitant selon moi une approche particulière devant être étudiée au cas par cas.

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    1. Le problème comme vous le savez bien est, dans ce que j'ai appelé le troisième cercle de l'Archipel France, nous n'avons ou ne mettons pas les moyens pour avoir une présence permanente. D'où l'idée de creuser un concept de présence semi-permanente, ce qui est un plus. Pour avoir une permanence d'un navire à Clipperton, en comptant la règle des trois tiers (entretien, exercice, mission), il faudrait peut-être de 4 à 5 patrouilleurs pour en avoir un en permanence à Clipperton puisqu'il y a 6000 km entre Tahiti et cet archipel.

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    2. Une solution au problème qui ne concerne pas que la France mais aussi le Royaume-uni et dans une moindre mesure les Pays-bas, le Danemark, le Portugal voir l'Espagne, pourrait être un rapprochement pour former une force de garde-côtes européenne pour répondre a nos obligations qui sont identique.

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  8. A défaut de pouvoir construire de nouvelles unités, le Sirocco aurait très bien pu remplacer le Batral "la Grandière". Mais il en a été décidé autrement. Et comme vous le dite, "C'est dire le manque de trésorerie", même la question de déploiement d'aéronefs (hélicoptère léger ou drone) peut être problématique quand on sait que les taux de disponibilités son extrêmement bas, sans parler du vieillissement et de la diminution inexorable et constante du parc.

    Donc en conclusion on peut dire que tout est question de budget, de finance, d'argent.

    L'argent est le nerf de la guerre.

    La France mise d'avantage sur l'arme de l'éducation nationale pour faire valoir ses droit, garantir sa souveraineté et son indépendance. Mais cela est un autre sujet.

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  9. Le Siroco c'est 224 pax, soit presque l'équipage de 10 B2M. Autant dire qu'ils seront utilisés ailleurs puisque les réductions de postes continuent, bien que moins importantes que prévues - sachant qu'il reste à supporter cet effort financier.

    Par contre, pour les hélicoptères, ce concept se finance sur le renouvellement des hélicoptères légers puisque le programme HC4/HIL est avancé à cette LPM et non plus à la suivante.

    Concernant l'Education nationale, je trouve particulièrement dommageable d'opposer éducation et forces militaires puisque dans les deux cas il s'agit de protéger notre souveraineté (forces militaires) car elle doit être l'expression de notre conscience nationale (éducation). Sinon, il n'y a plus grand chose à protéger. Ce n'est que mon avis.

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  10. Le Siroco aurait offert des capacités et des moyens bien supérieur à 10 B2M qui ne peuvent même pas accueillir un drone de type Camcoptère S100 car non pourvu d'un hangar.

    Le B2M ne peut même pas accueillir un hélicoptère de classe moyenne de façon temporaire.

    Il dispose d'une seule embarcation de 8 m pour le transfer de matériels en lieu et place de la Grandière, c'est minus par rapport au capacités du Siroco avec un CTM voir un EDIC.

    Certe le siroco a un équipage de 224, mais celui-ci pouvait être réduit pour servir uniquement comme bâtiment base pour lAEM.

    le B2M avec sa capacité de 40 personnes max équipage inclus, ses maigres moyens (3 embarcations au total) ne ferait pas le poids pour porter assistance en cas de crise politique ou humanitaire grave dans la région de l'océan indien voir pacifique.

    Pour finir le B2M c'est 5000 nautique à 12 nœud là ou le Siroco fait 11000 nautique à 15 nœud.

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