Les @mers du CESM


Les @mers du CESM - 19 avril 1944 :

Le cuirassé Richelieu participe au bombardement de Sabang, base japonaise en Indonésie. Le navire français, ayant rejoint l’Eastern Fleet commandée par l’amiral britannique Somerville, prendra part à trois autres opérations visant des bases navales ennemies. Après 52 mois passés en mer, le bâtiment rentre à Toulon le 1er octobre 1944. À nouveau déployé en Asie du Sud-Est l’année suivante, le bâtiment assistera à la capitulation du Japon dans la rade de Singapour le 23 septembre 1945.





22 mars 2021

Deutsche Marine : coût de la procédure FMS pour cinq P-8A Poseidon

© Dylan Pelps - ZFW Aviation. Un P-8A Poseidon équipé du radar AN/APS-154 Advanced Airborne Sensor (AAS), attaché à la cellule grâce au Special Mission Pod Deployment Mechanism (SMPDM) et servant de radar GMTI contre les cibles mobiles terrestres et navales.

     Une lecture cantonnée au montant de la procédure FMS, engagée par l’Allemagne, et par comparaison avec les contrats d’acquisition des P-8A Poseidon par l’Australie et le Royaume-Uni, invite fortement à considérer la possibilité que soit conclu un contrat avant l’été 2021. Et de s’interroger sur la possibilité si l’abandon de la modernisation des huit P-3C Cup+ Orion n’a pas été abandonnée au seul profit d’ouvrir la voie à une acquisition du P-8A Poseidon depuis juin 2020.

21 mars 2021

Marina militare : fin de la croissance en volume ?

© Marina militare. Mer Tyrrhénienne, 5 mars 2015. La FREgate Multi-Missions (FREMM) Carlo Margottini (2014 – 2044 ?) a été aux prises avec les conditions météorologiques défavorables et les conditions de mer rencontrées lors de l'exercice Mare Aperto 15-1.

     La Marina militare avait bénéficié, non seulement de la rédaction de la « legge navale » ou legge De Giorgi dont l'exécution jusqu'en 2021 a permis de soutenir et une croissance en volume - pouvant conduire l'Italie à détenir la plus importante flotte de surface de toute la Méditerranée si l'extension navale était poursuivie - et l'industrie navale italienne. Néanmoins, l'affaire égyptienne et la cession de deux premières frégates semble avoir sonné le glas de cette expansion navale, la volonté politique ne semblant plus suivre. C'est peut être pourquoi les Capi di Stato Maggiore della Marina semblent repositionner le débat opérationnel et politique plutôt sur le comblement des lacunes capacitaires : la lutte anti-sous-marine et la frappe dans la profondeur, dans l'optique de continuer à proposer au Politique de soutenir l'ambition océanique de la Marina Militare, entendue dans le cadre de la « Mediterraneo allargato » (Méditerranée élargie) et de plus restreindre la programmation navale à l'accumulation de plateformes navales dans le cadre d'une alliance officieuse avec l'industrie navale.

16 mars 2021

Royal Navy : l'𝘐𝘯𝘵𝘦𝘨𝘳𝘢𝘵𝘦𝘥 𝘙𝘦𝘷𝘪𝘦𝘸 et l'augmentation du nombre de têtes nucléaires

© Protocg. Modélisation en trois dimensions (Turbosquid) d'un SNLE de classe Dreadnought (4).

     Après l'allocution prononcée devant la House of Commons par le Premier minister, M. Boris Johnson (24 juillet 2019), a été publié la Global Britain in a Competitive Age:the Integrated Review of Security, Defence, Development and Foreign Policy (2021, 114 pages) qui offre un point très complet quant à la doctrine nucléaire britannique depuis un certain temps. Au terme de nombreuses justifications, Londres déclare vouloir revenir sur la décision, entérinée par la 2010 Strategic Defence and Security Review, de réduire l'arsenal à 180 têtes nucléaires dont 120 déployées. « UK will move to an overall nuclear weapon stockpile of no more than 260 warheads » (p. 76). Le Royaume-Uni est la première puissance nucléaire du Traité sur la Non-Prolifération des armes nucléaires (TNP) a augmenté - officiellement - le nombre de têtes nucléaires déployées depuis l'apogée britannique « en plateau » (1973 - 1981) après une décrue continue de celui-ci et l'abandon de sa composante aéroportée (1993). Revirement stratégique ?

14 mars 2021

Composante Marine : l'enjeu des capacités ASM du programme Anti-Submarine Warfare Frigate (ASWF)

© DMO. RMF-22D (rev 3) modifié en novembre 2020.

    Les caractéristiques des ASWF relèvent d'enjeux, opérationnel et historique, qui permettraient à la Composante Marine de dépasser le cadre originel de sa fondation, la guerre des mines et l’escorte, pour détenir, après de nombreux efforts, des capacités dites du « haut du spectre » et ainsi changer de dimension sur le plan stratégique, fondant sa légitimité à demeurer une force navale autonome, permettant à la Belgique de bénéficier de cette autonomie sur le plan stratégique, ce qui ne serait pas le cas avec le non-avènement de ces capacités opérationnelles.