Les @mers du CESM


Les @mers du CESM - 19 avril 1944 :

Le cuirassé Richelieu participe au bombardement de Sabang, base japonaise en Indonésie. Le navire français, ayant rejoint l’Eastern Fleet commandée par l’amiral britannique Somerville, prendra part à trois autres opérations visant des bases navales ennemies. Après 52 mois passés en mer, le bâtiment rentre à Toulon le 1er octobre 1944. À nouveau déployé en Asie du Sud-Est l’année suivante, le bâtiment assistera à la capitulation du Japon dans la rade de Singapour le 23 septembre 1945.





12 mai 2020

European Patrol Corvette : et de quatre avec l'Espagne !

© Naval group. La Gowind 200 (103 mètres, 1950 tonnes, 70 marins) en 2006.
     L’officialisation de la participation espagnole par le truchement de la société de construction navale militaire Navantia (Benjamin Carrascon, « España entra en el programa de la corbeta europea », InfoDefensa.com, 11 mai 2020) au projet European Patrol Corvette est l’occasion d’apprendre que la Marine nationale s’est positionnée depuis mai 2018 au profit d’une reconstruction la flotte de surface du point de vue des « frégates de deuxième rang ». Il sera donc demandé qu’une partie des avisos A69/PHM de classe d’Estienne d’Orves soit remplacée et par des Patrouilleurs Océaniques (6) et par des European Patrol Corvette (3 à 5).

     La European Patrol Corvette est apparue au plus tard en 2017 sous le nom de European Light Frigate (ELF), bâtiment de 4500 tonnes. Il s'agissait pour Fincantieri et Naval group de matérialiser leur rapprochement industriel dans le cadre du plan Magellan (2015). Le plan Poséïdon (2017) englobait le rachat de STX Saint-Nazaire par Fincantieri. Ce projet présenté à l'été 2017 reçoit un accueil favorable et est sanctionné par la signature d'un accord le 27 septembre 2017 pour le rachat de STX St Nazaire par Fincantieri. 
 
La Marina militare cherche à remplacer les patrouilleurs hauturiers des classes Comandanti (4 unités, 1500 t), Sirio (2 unités, 1500 t) et Cassiopea (4 unités, 1500 t) dans le cadre du programme PP(X). Quelques caractéristiques souhaitées pour l’ELF puis EPC émergeaient côté italien en 2018 : un système de défense aérienne à moyenne portée reposant sur les missiles Common Anti-Air Modular Missile – Extended Range (CAMM-ER) d'environ 50 km de portée et un sonar remorqué (Variable Depth Sonar (VDS). Et en 2020, ces caractéristiques se précisent tant pour les effecteurs - système de lancement vertical de huit cellules (ASTER (8) ou CAMM-ER (32), une pièce de 76 mm alimentée notamment par des obus Vulcano (~80 km de portée) que pour les senseurs - radar Kronos Grand naval [en Français dans le texte... !] (AESA) et réflexions quant au choix d'un sonar remorqué. La propulsion serait diesel-électrique (Pietro Batacchi, « La Marina Militare punta ad un pattugliatore polifunzionale », Portaledifesa, 12 mai 2020). 
 
En France, il avait été imaginé que le programme FTI (Frégate de Taille Intermédiaire) comprenne une version adaptée à la patrouille hauturière afin d’engager la succession des Floréal (6), avant même que la European Light Frigate se propose de le faire. L'actuel chef d'état-major de la Marine nationale, l'Amiral Christophe Prazuck, dans la droite lignée de son prédécesseur, précisait dans la continuité du plan Horizon Marine 2025 et avant même la formulation du plan Mercator qu'il désirait des « frégates » construites aux normes militaires plutôt que marine marchande afin de remplacer les Floréal (6).
 
Fincantieri et Naval group proposaient alors à la Marina militare (Italie) d'arrêter le programme Pattugliatori Polivalenti d'Altura (PPA) aux sept bâtiments commandés (2 Light, 3 Light + et 2 Full) et donc de ne pas affermir l'option pour trois unités supplémentaires (1 Light, 2 Full). La Marine nationale se voyait proposer d'arrêter la série des FTI ou FDI (Frégates de Défense et d'Intervention depuis le 1er janvier 2019) après deux ou trois unités afin de poursuivre par le programme ELF pour atteindre le format de 15 frégates de premier rang puis d'enchaîner, toujours avec l'ELF, par le remplacement des frégates de surveillance de la classe Floréal (6).
 
Raisons pour lesquelles l'ELF devait être lancée en 2022, voire 2021. Mais la European Light Frigate est repoussée, en France, avec agacement par le gouvernement et de la Marine nationale au motif que Naval group avait déjà beaucoup demandé et obtenu avec le lancement du programme FTI entre 2013 et 2015 par l'arrêt du programme FREMM. Le côté italien ne paraissait pas hostile au projet de prime abord mais la marine italienne ne semblait pas mécontente de laisser le programme PPA parvenir à son terme (7 + 3).


http://lefauteuildecolbert.blogspot.com/2019/05/fti-2009-2015-avancement-du-programme.html
FTI (2009 -2015) : avancement du programme NCF ?
C'est par la lecture d'une question parlementaire du sénateur François Grosdidier qu'une toute autre lecture du programme Frégate de Taille Intermédiaire (FTI) semble pouvoir être donnée. Ce programme ne serait pas le fruit d'une opportunité saisie mais bien d'un réagencement de la programmation militaire. Ce qui soulève quelques questions quant à l'unicité de cette même programmation.

     La deuxième étape du rapprochement entre Fincantieri et Naval est la signature le mardi 23 octobre 2018 d'un nouvel accord, découlant du plan Poséidon, prévoyant la création d'une future société commune (joint-venture) devant porter trois activités : des programmes binationaux de bâtiments de surface, la coordination des efforts des deux industriels sur les marchés étrangers et la mise au point d'un nouveau système de combat devant équiper les quatre frégates du programme Horizon - à savoir les classes Forbin (2) et Andrea Doria (2) dans le cadre de leur rénovation à mi-vie (Mid-Life Update (MLU) qui sera un chantier binational mais dont les contours demeurent toujours flous, notamment en raison d’un difficile compromis à trouver quant à la suite radar.
 
Parallèlement, la société commune, projetée par l'accord du 23 octobre 2019, est portée sur les fonts baptismaux le 14 juin 2019. Baptisée Naviris, nom dévoilé lors du comité d'organisation qui s'était tenu à Gênes le 23 octobre 2019 où la société est domiciliée, la nouvelle structure est parée pour porter le projet European Global Corvette qui est officiellement retenu pour la troisième vague des projets CSP/PESCO dont la liste était dévoilée le 12 novembre 2019. 
 
 
Il s'agit probablement là d'une manière pour la France et l'Italie d'affermir, voire d'imposer, le caractère européen du rapprochement de leur deux industriels de la navale militaire comme outil à une réorganisation européenne dont ils seraient le pivot. Ensemble, la France et l'Italie représentaient alors plus ou moins 420 000 tonnes de bâtiments de combat. Les marines allemande (~100 000 tonnes) et espagnole (87 000 t) qui suivent immédiatement dans l'Union européenne n'atteignent même pas la moitié.
 
Le drapeau de la Grèce est apparu sur le site internet de la CSP EPC le 12 janvier 2020. La Marine grecque pourrait remplacer une partie de ses 13 frégates réparties entre les classes Elli (9) – classe hollandaise Kortenaer (7) plus une sous-classe (2) – et Hydra (4)) par des EPC.  L’intégration de la Grèce signifie que la CSP/PESCO atteignait alors le seuil fatidique des trois États-membres de l’Union européenne et donc que le projet pouvait bénéficier d’un financement issu des fonds européens dédiés si une décision était rendue en ce sens par le Conseil européen.
 
Le projet European Patrol Corvette fut présenté par Naviris à Navantia durant le mois de janvier 2020. La société de construction navale espagnole confirmait alors être en discussions depuis plusieurs mois pour déterminer comment il lui serait possible de rejoindre le projet. L’Espagne envisageait alors de rejoindre le projet, possiblement pour remplacer cinq à six des corvettes de classe Descubierta. Madrid a officiellement demandé à rejoindre la CSP/PESCO le 20 mars 2020 et l'Espagne a été acceptée dans le projet EPC le 2 avril 2020 (Benjamin Carrascon, « España entra en el programa de la corbeta europea », InfoDefensa.com, 11 mai 2020).
 
La participation espagnole permet à Navantia d'adosser son activité industrielle à un nouveau programme de bâtiments de combat alors que les études sont achevées pour le programme S-80 Plus tandis que celles des frégates du programme F110 le seront fin 2020. Le 29 novembre 2019, le gouvernement espagnol s'engageait auprès de Navantia à fournir une solution de financement à un taux d'intérêt préférentiel avec remboursement différé au profit des études détaillées du programme Fragata F-110 destiné à remplacer les frégates F-80 ou classe Santa María. Cela permet de comprendre la répartition des coûts de ce programme de 4317 millions d'euros : 1638 millions pour les études détaillées, 2679 millions d'euros pour la construction des cinq frégates. C'est lorsque la revue critique (Revisión de Diseño Crítica) sera terminée fin 2020 que la quille de la première frégate sera posée. L'admission au service actif pourrait être prononcée dès 2026. La cinquième frégate pourrait entrer en flotte en 2031, voire 2032. 
 
Les Marine nationale et Marina Militare formalisaient en juin 2019 un premier besoin d’état-major afin de pourvoir au remplacement des classes Floréal (6) et Comandanti (4), ce qui ouvrait la voie à l'inscription du projet EPC dans le cadre des CSP/PESCO. Des décisions quant à l'allocation des fonds européens seront prises en 2021. Des propositions seront soumises par l'industrie la même année. Le projet EPC entrerait en phase d’industrialisation à partir de 2025 dans cette perspective. Les bâtiments considérés en France et en Italie seraient remplacés à partir de 2027 avec une première livraison au bénéficie de l'Italie.
 
     Les Marine nationale et la Marina militare exprimaient en juin 2019 le besoin militaire des état-majors respectifs. Les travaux en la matière ne pourront qu'être repris et poursuivis afin de tenter de mettre en cohérence les besoins militaires des quatre marines participantes et de converger au maximum vers des caractéristiques communes.
 
Naviris devrait concevoir l'EPC sous la houlette de Fincantieri quant à la maîtrise d'œuvre du programme. Et Navantia pourrait entrer au sein de Naviris afin de participer au programme, à moins qu'un accord n'intervienne et ne propose une répartition des rôles différente (Benjamin Carrascon, « España entra en el programa de la corbeta europea », InfoDefensa.com, 11 mai 2020).
 
La European Patrol Corvette devrait être selon la typologie de l'OTAN un « navire de deuxième ligne » (« Limited Warship Unit ») d'un déplacement à pleine charge d'environ 3500 tonnes. Les coques seront longues d'environ 110 mètres pour un tirant d'eau inférieur ou égal à 5,5 mètres.
 
L'acceptation et l'officialisation de la participation espagnole à la CSP/PESCO European Patrol Corvette permet d'apprendre que l'avatar actuel est décliné en trois versions distinctes (Carrascon, « España entra en el programa de la corbeta europea », InfoDefensa.com, 11 mai 2020) :
  • EPC optimisée pour la lutte de surface (ASuW) et anti-aérienne (AWD) avec la possibilité d'étendre les domaines de lutte à la lutte anti-sous-marine (ASW) ; le bâtiment étant doté de capacités d'auto-défense.
  • EPC optimisée pour la lutte de surface (ASuW) et bénéficiant d'une autonomie océanique (10 000 nautiques à 14 nœuds).
  • EPC optimisée pour des missions de patrouille hauturière.
Le premier avant-projet n'est pas sans rappeler les réflexions italiennes qui pourraient séduire la Grèce tandis que la France pourrait être intéressée par deux des trois avant-projets.
 
Les cibles respectives des Marina militare et Marine nationale sont, toujours pour la première, de huit EPC (remplacement des classes Comandanti (4 unités, 1500 t) et Cassiopea (4 unités, 1500 t) mais de 9 à 11 EPC pour la marine française.
 
Cela accrédite l'hypothèse manifestement devenue principale que l'état-major de la Marine viserait depuis mai 2018 (Vincent Groizeleau, « Ex-BATSIMAR : Des patrouilleurs et peut-être quelque chose de plus gros… », Mer et Marine, 15 mai 2018) non seulement le remplacement des Floréal (6) mais aussi celui des avisos A69 - ou PHM - de classe d'Estienne d'Orves par 3 à 5 EPC. Ces derniers pourraient justifier d'un intérêt français pour une European Patrol Corvette pouvant recevoir des capacités de lutte anti-sous-marine. Ce qui suppose de scinder, une deuxième fois, le défunt programme BATSIMAR en distinguant une série de six Patrouilleurs Océaniques (PO) d'une série de quatre corvettes ou frégates.

https://lefauteuildecolbert.blogspot.com/2020/04/po-pombsah-epc.htmlPO = POM^BSAH +EPC ?
Le programme des Patrouilleurs Océaniques (PO) est sur les rails, s'il fallait croire la communication de la Direction Générale de l'Armement (DGA) du 5 mars 2020. Le lancement de la procédure d'appels d'offres devrait intervenir en fin d'année 2020. Et depuis mai 2018 l’hypothèse d’un dernier remaniement du défunt programme BATSIMAR (BATiment de Souveraineté et d’Intervention Maritime) au profit d’une série de corvettes ou frégates consacrerait le renforcement continu des moyens de lutte anti-sous-marine depuis 1997, tout comme l’augmentation capacitaire outre-mer, en particulier sur le théâtre Indo-Pacifique.

Le calendrier français serait tuilé à merveille car l'industrialisation d'une série de six PO s'étalerait entre 2024 et 2027 (1 + 1 + 2 + 2) : les EPC françaises prendraient immédiatement le relais dans les cales à partir de 2026-27. Mais le remplacement des Floréal (6) qui auraient pu être désarmées entre 2020 et 2024 n'est pas prévu par l'actuelle loi de programmation militaire (2019 – 2025). C'est tout l'enjeu de la clause de revoyure (2021) puis des travaux devant conduire à formuler les premières esquisses de la prochaine LPM (2026 - 2032 ?).
 
     Du point de vue industriel, les deux sociétés fondatrices de Naviris - Fincantieri et Naval group - souhaitent assurer le tuilage entre leurs gammes commerciales respectives, c'est-à-dire les corvettes de classe Doha (programme Protector) pour la première et les Gowind 2500, Gowind 3000 et Gowind 3100 pour la deuxième. La European Patrol Corvette viendrait s'ajouter à un catalogue commercial désormais commun par Naviris, ce qui signifierait la disparition progressive juqu'à l'orée de l'année 2025 des projets précités.
 
 Sur le plan stratégique, les coopérations espagnole et grecque signifient la fondation d'un projet méditerranéen de bâtiments de combat. Le symbole politique pourrait surpasser celui du programme FREMM en mêlant ces quatre marines. Et le retour de Navantia dans un projet mêlant la société espagnole à sa consœur française est une première depuis 2010 et le « divorce » autour du programme Scorpène prononcé par la Cour arbitrale internationale. Autre symbole politique qui aura nécessité une patience de pas moins de dix longues années.
 
En face de quoi le sociétés de construction navale militaire du Nord de l'Europe ne pourraient que réagir (Gaëlle Winter, « Le secteur de la construction navale militaire allemande : un bateau ivre ? », Fondation pour la Recherche Stratégique, DEFENSE&Industries n°12, octobre 2018) car l'addition des tonnages respectifs des quatre marines méditerranéennes laissent entrevoir l'ersatz d'une perspective de marché intérieur d'environ 600 000 tonnes (2020) dont le pivot serait Naviris, voire l'alliance navale franco-grecque dont le programme FDI pour être la première pierre d'autres programmes.
 
Hervé Guillou, PDG de Naval group, confessait devant le Sénat (28 janvier 2020) qu’il s’était rendu en Allemagne à la fin du même mois afin de présenter le projet European Patrol Corvette mais qu’il n’avait reçu aucune réponse. C’est assez clair sur le plan symbolique que l’industrie allemande ne rejoindra pas un projet et donc un mouvement de consolidation industriel dominé par l’entente entre Paris et Rome. La possibilité d'une alliance entre Lürssen, Damen et Blohm & Voss pourraient se dessiner et être accélérées. Ce qui poserait la question de l'horizon politico-stratégique d'autres sociétés (Atlas Elektronik, Hensoldt et Thales Nederland). Le pivot deviendrait la Suède pour, une fois encore, la construction sous-marine tandis que l'Italie commence son émancipation par le Type 212 NFS alors qu'elle avait rejoint le programme Type 212 par la signature d'un protocole d'entendre le 22 avril 1996.

6 commentaires:

  1. Il y a vraiment 2 Europes en construction " militaire et civile", les deux sont bloquées par l'Alemagne. Si ces sacrés Alemand se décidaient enfin à creer une Europe et non l'Europe a gouvernement et industrie Alemande !!! L'Europe, pourrait commencer à prospérer et avancer.

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    1. Oui mais dans quelle direction? La vision française n'a pas vraiment ravie outre Rhin ni ailleurs. Europe puissance c'est une expression française, si nous avançons mais à l'opposé est ce que cela vaut la peine? A trop vouloir suivre Berlin en matière militaire on se retrouve à lancer le SCARF et le char du futur qui doivent rentrer en service après...2040!

      Ce programme de corvette paraît beaucoup plus sérieux: calendrier réaliste, bonne modularité, commande initiale importante permettant un effet de série.

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  2. Un pas dans la bonne direction, 4 pays ensemble pour réaliser un même navire cela devient prometteur, mais l'Allemagne tente de restructurer actuellement ses chantiers navals en les regroupant, donc au final il faudra sans doute discuter avec une seule entreprise, qui comprendra peut-etre vite qu'elle ne peut sans doute pas faire cavalier seule éternellement face au reste de l'Europe. Attendons de voir la suite et passons commande de nos EPC, notre marine en a bien besoin.

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  3. Si l'EPC pourra bénéficier de fonds européens, elle arrivera trop tard pour bénéficier des investissements du plan de relance.
    Resterait le lancement anticipé des PO NG, alors que les A69 tombent en ruine.
    Pour peu que l'on se base sur les OPV 87 Argentins, le timing est plus dans les clous :
    D'après Meretmarine, la coque du premier est terminée à Concarneau en Octobre 2020, et celles des 2 suivants à Lanester respectivement en Mars et Septembre 2021.
    Si l'Adroit était déjà un navire moderne, il me semble que Naval Group en ait une évolution avec entrave inversée dans les cartons : c'est ainsi que j'interprète le modèle de 88m que l'on retrouve en haut de la photo illustrant une EPC de type Ocean Voyager que montre le site Navalnews.
    Une opportunité budgétaire à ne pas manquer ?

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  4. Bonjour Marquis. C'est plutôt une bonne nouvelle mais cela suscite surtout des interrogations.

    En effet ce type de navire ressemble beaucoup à la Gowind qui est non seulement déjà développée mais aussi déjà produite.

    Donc principale question: est ce que tout ça n'a pas pour seul objectif de faire tourner le bureau d'étude en cause?

    Deuxième question: la marine a t elle vraiment besoin d'une corvette en lieu et place du duo patrouilleur frégate ou est ce que c'est le potentiel de ce type de navire à l'export qui dicte ce choix?

    Et enfin en quoi les 9 à 11 navires envisagés comblent t ils les besoins de la marine qui en 2007, avec moins de missions à remplir, chiffrait à 25 le nombre minimum de frégates dont elle avait besoin?

    Cordialement,

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  5. @Lestrade: questions rhétoriques! Evidement que cela ne sert les besoins de la Royale que partiellement. Cela fait longtemps que le pouvoir politique ne cherche pas à fournir les moyens minimum pour remplir les missions qu'il fixe. Hormis pour la FOST il n'y a presque plus que des vides capacitaires ou des déficits capacitaires, et ce à tous les niveaux (ce n'est pas mieux chez les rampants et au club med). Un coup d'œil sur l'ordre de bataille permet de conclure qu'il n'y a plus l'ombre d'une ambition navale en France, ni de stratégie d'ailleurs, et ce ne sont pas les amiraux qui disent le contraire!

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