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Les @mers du CESM


Les @mers du CESM - 19 avril 1944 :

Le cuirassé Richelieu participe au bombardement de Sabang, base japonaise en Indonésie. Le navire français, ayant rejoint l’Eastern Fleet commandée par l’amiral britannique Somerville, prendra part à trois autres opérations visant des bases navales ennemies. Après 52 mois passés en mer, le bâtiment rentre à Toulon le 1er octobre 1944. À nouveau déployé en Asie du Sud-Est l’année suivante, le bâtiment assistera à la capitulation du Japon dans la rade de Singapour le 23 septembre 1945.





dimanche 30 octobre 2016

L'Inflexible à Amiens ?

© Mer et Marine. Vincent Groizeleau.
La "Flotte du Nord" (française) abandonnera les anciens SNLE de la classe Le Redoutable qui vont rejoindre leur chantier de déconstruction (2018 - 2027). Ils seront remplacés par les SNA (2016 - 2029) avec l'arrivée très prochaine du Rubis. Pourquoi ne pas sauvegarder, au moins, l'une de ces coques pour l'installer comme musée dans la ville d'Amiens où reposent le romancier Jules Verne (8 février 1828 - 24 mars 1905) et l'inventeur du périscope, le contre-amiral Daveluy (21 octobre 1863 - 19 janvier 1939) ? 

La Picardie perdait son identité administrative lors de la dernière réforme de l'organisation territoriale de la République française. Seule le BCR Somme (1987 - ...) représente encore ces terres françaises sur Mer depuis le désarmement de l'escorteur-rapide (E50) Le Picard (1956 - 1979). D'autres régions sont plus massivement représentées dont la Bretagne, la Provence et le Sud-Ouest de la France.

Une autre possibilité pour matérialiser l'attachement de territoires à la Mer est l'accueil et l'entretien d'un navire-musée. En France, cette solution n'a que très rarement été heureuse pour les navires de surface, depuis le Duguay-Trouin (1800 - 1949) jusqu'au Colbert (1956 - 1991) Et seul le Maillé-Brézé connaît une "carrière" réussie en la matière grâce à l'association qui le préserve. 

À l'opposée, quelques anciens sous-marins français connaissent un beau succès comme musée à Paris (l'Argonaute), Cherbourg (Le Redoutable), St Nazaire (l'Espadon), Lorient (Flore) ou encore Marseille (Alose). Il faudrait peut-être y voir, outre un goût inépuisable pour l'aventure, une culture stratégique primant le corsaire de surface puis sous-marin par sa propension à défier les dispositifs les plus puissant. 

C'est pourquoi, Amiens, ville abritant Jules Verne et le contre-amiral Daveluy, est toute indiquée pour recevoir un ancien SNLE. Il s'agit bien d'un matériel pour lequel le ministère de la Défense doit consentir à une dépense pour le déconstruire. Pourquoi pas ne pas investir plutôt dans un musée ? Le Redoutable "sert" à cette fonction depuis 14 années sans montrer le moindre signe de faiblesse et le public ne s'en lasse pas. 

Et l'Inflexible (1985 - 2008) paraît être le candidat pertinent car il est la plus proche réponse à l'actuel devise du 1er régiment d'infanterie, héritier des bandes picardes ou françaises : "on ne relève pas Picardie".

Si le coût financier de la déconstruction du SNLE n'a pas été rapporté à notre connaissance, sa transformation en musée semble indolore et risque même d'être moindre que celui de son ferraillage. La refonte du Redoutable en musée coûtait 25 millions de francs de l'époque au ministère de la Défense soit 4,77 millions d'euros (2015). La construction de la darse revenait aux collectivités locales (une des dépenses contenues dans le devis de 130 millions de francs (24,80 millions d'euros (2015) pour la Cité de la Mer). 

Les difficultés seront autres car il s'agit de prétendre de faire remonter la Somme à un sous-marin de 128 mètres de long pour 7380 tonnes (sans les 700 tonnes de la tranche réacteur) jusqu'à la ville d'Amiens. Dans la mesure où la navigation serait impossible alors il se poserait la question de l'acheminement du bateau par anneaux jusqu'à la capitale picarde pour une "reconstruction" dans son futur écrin. L'option d'un transport par route est envisageable mais quand bien même cela serait possible, la lenteur extrême de l'opération pourrait avoir raison de toute bonne volonté.

Plusieurs lieux, à proximité plus ou moins immédiate du fleuve, siéront à merveille pour accueillir le SNLE : le parc de la Hotoie offre un beau bassin et la marie conserve le projet de refaire entièrement les lieux et le parc St Pierre qui est accessible par la navigation. 

Quoi de mieux pour honorer, une fois encore, Jules Verne et Daveluy qu'un sous-marin ? Pour faire rayonner la Marine dans une ville qui lui donna de si bons marins ?

1 commentaire:

  1. Une seconde coque après le Redoutable à la cité de la mer de Cherbourg ?

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