Les @mers du CESM


Les @mers du CESM - 19 avril 1944 :

Le cuirassé Richelieu participe au bombardement de Sabang, base japonaise en Indonésie. Le navire français, ayant rejoint l’Eastern Fleet commandée par l’amiral britannique Somerville, prendra part à trois autres opérations visant des bases navales ennemies. Après 52 mois passés en mer, le bâtiment rentre à Toulon le 1er octobre 1944. À nouveau déployé en Asie du Sud-Est l’année suivante, le bâtiment assistera à la capitulation du Japon dans la rade de Singapour le 23 septembre 1945.





11 mars 2021

Marine nationale : programme SLAM-F, entrée en phase de réalisation des BGDM en 2023

© DR. Dessin d’artiste du Bâtiment Anti-Mines Océanique (BAMO) de classe Narvik.

     C'est très probablement à l'occasion du même Comité ministériel d'investissement (CMI) du vendredi 12 février 2021 qu'a été prise la décision de décaler l'entrée en phase de réalisation des Bâtiments de Guerre des Mines (BGDM) de à l'été 2023. La commande portant construction des deux premiers BGDM était attendue pour 2022. L'acquisition des moyens hauturiers du programme Système de Lutte Anti-Mines Futur (SLAM-F) est décalé d'environ une année.

     Le programme MCMM (Maritime Mine Counter Measures) joignant les efforts des programmes nationaux britannique (MCH (Mine Countermeasures and Hydrographic Capability) et français (SLAM-F (Système de Lutte Anti-Mines Marines Futur) est divisé en trois « étapes ».

     L'étape 1 (2015 – 2022) lançait le développement et la construction d'un prototype du système de lutte anti-mines pour chaque pays. Ces prototypes furent assemblés en 2018 et l'industriel intégrateur (Thales) réussissait à valider chacune des fonctionnalités demandées, livrés à la Marine nationale et à la Royal Navy qui conduisaient leurs propres essais en 2019.  La revue de qualification du prototype de Module de Lutte Anti-Mines (MLCM) était intervenue, avec succès, en décembre 2019. Les prototypes du MLCM furent livrés en juin 2020 et à la Marine nationale et à la Royal Navy. Essais qui furent conduits selon quatre scénarios opérationnels, en Bretagne, et en Écosse, dans des conditions environnementales exigeantes, entre juin et septembre 2020.

Une phase complémentaire d'essais fut menée en octobre 2020. La ministre des Armées, Mme Florence Parly, approuvait, le 27 octobre 2020, le lancement en réalisation du programme SLAM-F. Le 16 novembre 2020, l’OCCAr notifiait à Thales un contrat pour l’acquisition des trois premiers MLCM au profit de la Marine nationale. Un quatrième MLCM devrait être commandé en 2021. Ces quatre MLCM devront avoir été livrés à partir de 2022 et au plus tard en 2024, conformément à la Loi de Programmation Militaire (2019 - 2025).

     L'étape 2 (2022 – 2025) devait permettre l'acquisition des moyens hauturiers car les MLCM français seront, dans un premier temps, en priorité déployés depuis la terre, à Brest et Toulon. L'acquisition des moyens hauturiers du programme SLAM-F devait débuter par l'entrée en phase de réalisation des BGDM en 2022, avec des livraisons devant débuter à partir de 2024.

Selon le rapport annexé à la LPM 2019-2025, l’objectif de livraison sur la période est de 4 MLCM et 2 BGDM devant être livrés, 5 Chasseurs de Mines Tripartites (CMT) servant toujours dans le groupe de guerre des mines.

     L'étape 3 (2025 – 2028) assumera le doublement quantitatif des capacités, tant en MLCM qu'en BGDM. Selon l’ « Ambition opérationnelle 2030 » présenté dans le rapport annexé à la LPM 2019-2025, 2 BGDM supplémentaires devront avoir été livrés après 2025. Et une note de bas de page précisait que le nombre sera ajusté selon le type de bâtiment retenu. Il a été avancé que la cible pourrait être portée à 6 BGDM dans cette hypothèse.

Il résulte du décalage acté en Comité ministériel d'investissement (CMI) du vendredi 12 février 2021 que l'entrée en phase de réalisation des BGDM se fera à l'été 2023, et non plus dès 2022. La cérémonie de découpe de la première tôle n'interviendra qu'en 2024. Il s'agirait d'en conclure que la livraison serait repoussée d'autant et donc devrait intervenir en 2025.

Le décalage est minime dans l'absolu mais, et de manière relative donc, il se fait vis-à-vis de CMT dont la moyenne d'âge est de 34 ans en 2021, tout en rappelant que les MLCM ne pourront être projetés que par l'entremise, probablement, d'un BSAM/BSAOM, d'un C-130 ou A400M ou bien par affrètement maritime ou aérien.

Il est à supposer que cette décision peut avoir trait à un rééchelonnement de la programmation, dans une optique de lissage financier vis-à-vis d'une accélération de la cadence des FDI n°2 - Amiral Louzeau - et FDI n°3 - Amiral Castex.

     Ce décalage modifie la perspective de l'hypothèse d'une coopération a posteriori avec le programme MCM belgo-hollandais : la découpe de la première tôle du premier bateau-mère sera effectuée au deuxième ou au troisième trimestre 2021 pour une livraison en 2024. Les suivants seront livrés entre 2025 et 2030, en alternance entre la Composante Marine et la Koninklijke. Une éventuelle coopération ne pourrait que se limiter à l'obtention des accords politiques et à la négociation des droits quant à l'adaptation des plans au MLCM franco-britannique qui diffère, certes, peu sur le plan technique. Cette option recèle l'intérêt de bénéficier d’une chaîne industrielle largement amortie et donc d’économies d’échelle permettant de satisfaire l'ambition opérationnelle de 6 BGDM.

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